TABLEAU II
! fils. Gravollc.
2° fils. Diabèlc.
3» fils. Goullc, phtliisic.
Fille. Gravcllc.
On pourrait aisément multiplier les exemples de ce genre, mais je crois en avoirdit assez pour vous montrer qu'il existe une corrélation réglée par des lois encore inconnues, entre la diathèse urique, le diabète et la goutte.
Les conséquences pratiques de ces données sont faciles à apprécier. Il faudra soigneusement examiner les urines des goutteux: et lorsqu'on aura reconnu ce genre particulier de diabète, il en faudra instituer le traitement d'une manière conforme à son origine.
B. Goutte et gravelle. — La diathèse urique embrasse la goutte de toutes parts. Il n'est donc pas étonnant que la gravelle, qui est souvent une manifestation de cette diathèse, se rencontre assez souvent chez les sujets goutteux. La parenté qui réunit ces deux maladies a été reconnue de tout temps. «Tu as la gravelle et moi j'ai la goutte, » écrivait Erasme àThomasMorus, « nous avons épousé les deux sœurs » Sydenham, Murray, Morgagni, ont signalé cette affinité qui nous paraît incontestable.
Mais il existe en même temps un certain antagonisme entre ces deux affections; il est rare, en effet, de les rencontrer simultanément; elles ont plutôt une tendance à se succéder
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alternativomenl. \a' pins souvent lagravelU» précède, la gouLlo et disparaît quand celle-ci s'est développée (1); mais on peut observer l'inverse et l'on voit quelquefois disparaître complètement la goutte quand la gravelle s'établit; j'ai été moimême témoin d'un fait de ce genre. D'ailleurs, lorsqu'on voit coexister la goutte et la gravelle, il ne faut pas supposer, comme on le l'ait trop souvent, que ce sont là. des phénomènes simultanés ; car souvent, les graviers se sont pendant longtemps accumulés dans le rein avant d'en être expulsés pour donner lieu aux phénomènes de la colique néphrétique.
Il importe de remarquer que la composition chimique des concrétions urinaires n'est pas toujours la même chez les goutteux. On y trouve habituellement de l'acide urique : mais ils peuvent aussi renfermer de l'urate d'ammoniaque, et sont quelquefois composés d'o.xalate de chaux. Au reste, la gravelle oxalique est bien voisine de la gravelle urique ; on sait, en effet, que l'acide urique peut être envisagé comme un composé d'urée, d'allantoïne et d'acide oxalique.
Ces variations dans la nature des dépôts urinaires peuvent d'ailleurs alterner. Chez les goutteux qui sont atteints de la pierre, M. Gallois a quelquefois constaté que les calculs étaient formés de couches concentriques, dans lesquelles l'acide urique et les oxalates se présentaient alternativement, preuve manifeste des changements qui s'étaient successivement opérés dans la composition des produits de l'excrétion rénale (2).
Remarquons enfin que ces deux acides peuvent se rencontrer dans le sang des goutteux (3), dans la sueur et dans les urines, en dehors des périodes où se manifeste la