TOPOGUAPIIIE BK LA LÉSION
certains cas, sont lésés symétriquement. Ces faiscôaux, je le rappelle en passant, paraissent appartenir au même système que les faisceaux latéraux.
b) A la région dorsale, la lésion est plus circonscrite {Fig. 20). 'En avant, elle n'atteint même pas une ligne fictive transverse qui passerait par la commissure. En dehors, elle se rapproche de la zone corticale de la moelle dont elle n'est séparée que par une languette très mince de substance blanche intacte.
c) Enfin, à la région lombaire, la lésion est moins étendue encore. Elle n'occupe guère que le quart postérieur des cordons latéraux. Il est à remarquer que, en dehors, elle touche à la zone corticale (Fig. 20).
B. En second lieu, qu'observet-on dans le bulbe? La lésion s'accuse là par l'envahissement des pyramides antérieures dans toute leur étendue en hauteur {Fig. 20). Au-dessus, dans la partie inférieure de la pr otubérance, la lésion peut être suivie tant que les fibres, provenant des pyramides, sont encore réunies en faisceaux-, mais, plus haut encore, lorsque ces fibres se disséminent, on les perd aisément de vue.
Quelques auteurs ont pou rsuivi les lésions de la sclérose latérale primitive jusque dans le pied du pédoncule cérébral (étage inférieur du pédoncule) : mais on ignore comment elle se termine là, c'est-à-dire du côté de l'encéphale. Toujours est-il que la capsule interne, qui semble n'être, pour une part, qu'un prolongement de l'étage inférieur du pédoncule, n'est cependant pas envahie.
Fig. 20. — Coupe, transversale du bulbe passant par la partie moyenne de l'olive. — A, A, pyramides antérieures sclérosées.
244 LÉSIONS DES CELLULES NEUVEUSES MOTUICES
Voilà pour ce qui concerne les altercations des faisceaux blancs. Il importe de relever actuellement, Messieurs, celles qui appartiennent à la substance grise.
Elles ne diffèrent en rien d'essentiel de celles que nous avons étudiées à propos de V atrophie musculaire s^dnale ■ jjrotopathique. C'est déclarer qu'elles sont, ici encore, systé-matiquement localisées dans les cornes antérieures grises.. Là, comme dans le premier cas, elles portent et sur la névroglie et sur les cellules nerveuses motrices qui sont en plus' ou moins grand nombre dégénérées, atrophiées ou même^ complètement détruites. (Voir Pl. IV, Flg. 4.)
Il est de règle que l'altération de la substance grise nés dépasse point l'aire des cornes antérieures : cette particularités est mise en évidence surtout par l'intégralité parfaite, plusieurs fois constatée, des groupes cellulaires de la colonne det Clarke dans la région dorsale.
a) L'altération de la substance grise spinale, dans tous lefei cas que j'ai observés, prédomine à la région cervicale de k: moelle épinière; elle est souvent très prononcée encore à la: région dorsale ; mais elle tend à s'atténuer à mesure qu'on descend vers le renflement lombaire. Cette disposition de \i lésion est en rapport avec une circonstance que je ne mam querai pas de mettre en relief dans l'exposé clinique, à savoii que l'atrophie musculaire, dans la forme nosographique quj nous occupe, porte rarement sur les membres inférieurs. Ces membres sont paralysés et contracturés de très bonne heure; ce qu'explique l'existence de la sclérose latérale, mais leun muscles ne sont pas ou sont relativement peu atrophies.