SYMPTÔMES COMMUNS ET SYMPTOMES PROPRES
comprend de reste en raison du petit nombre de faits particuliers qui peuvent être alignés, — d'importance majeure. Je me bornerai aux remarques suivantes,
Li' hérédité n'est pas signalée dans nos observations. L'âge auquel la maladie se développe varie entre 26 et 50 ans. Les femmes ont été plus souvent frappées que les hommes, contrairement à ce que Ton dit de l'atrophie protopathique, mais il est indispensable de faire remarquer que la plupart des faits de sclérose latérale amyotrophique ont été rassemblés à la Salpêtrière, c'est-à-dire dans un hospice où les femmes seules sont admises.
Un tiers peut-être des malades rapportent le développement de l'affection à l'influence du froid et de Vhumiditéj à laquelle ils ont été exposés par leur profession. Le maçon de la Charité invoque, à tort ou à raison, une chute qu'il a faite deux ou trois mois avant l'apparition des premiers symptômes, chute qui a eu pour résultat immédiat une fracture de la clavicule.
Je ne m'arrête pas plus longuement au côté étiologique qui ne pourra être sérieusement envisagé que dans un avenir plus ou moins éloigné. L'étiologie se fait surtout avec de grands chiffres et nous n'en sommes pas là encore^ tant s'en faut.
4° Il est temps. Messieurs, d'en venir à l'analyse des symptômes. Ces symptômes sont de deux ordres :
A. Les uns sont communs à l'amyotrophie progressive vulgaire et à l'amyotrophie par sclérose latérale; ce sont . a) l'atrophie progressive, envahissante, des masses musculaires ; — h) les contractions fibrillaires qui se montrent surtout dans la période active de l'atrophie ; — c) la conservation de la contra ctili té faradique que présentent, jusqu'à la dernière limite, les m uscles frappés d'atrophie.