DÉBUT DE LA SCLÉROSE LATÉRALE AMYOTROPHIQUE
B. Les autres symptômes sont tout à fait étraus^ers à l'amyotrophie spinale protopathique -, le premier d'entre eux consiste en une impuissance motrice, promptemeni développée qui, si elle ne précède pas toujours l'atrophie, est déjà souvent fort accusée alors que celle-ci n'est pas encore très prononcée. On peut dire, d'une manière générale, que dans Vamyotrophie protopathique , l'impuissance motrice relève en grande partie de l'atrophie des masses musculaires, tandis que, dans la sclérose latérale^ la paralysie domine certainement la situation; l'atrophie des muscles n'est là fr^-quemment qu'un fait consécutif ou même accessoire.
Voici maintenant un nouveau trait distinctif. Les membres, plus ou moins privés de leurs mouvements naturels, son habituellement, dans la sclérose latérale, le siège d'une rigidité habituelle, résultant de ce qu'on appelle la contracture permanente spasmodlque. C'est là un phénomène* absolument étranger à l'atrophie primitive. Enfin, dans cette dernière maladie, l'absence de troubles quelconqiK^s de la sensibilité est la règle, tandis que, dans l'autre, il est assez ordinaire que les malades éprouvent, ou aient éprouvé dans les membres affectés : 1*" des douleurs spontanées plus ou moins vives, des engourdissements ou des fourmillements ; 2^ et aussi des douleurs provoquées par la pression ou la traction des masses musculaires. J'insiste sur ce dernier phénomène que je n'ai point observé jusqu'ici dans l'amyotrophie progressive protopathique.
Mais les véritables caractères de la forme pathologique, dont la description nous occupe, sont mis en relief surtout