Leyden, loc. cit., p
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sivement une névrite sciatique sur l'un des membres, puis une paraplégie, et enfin une paralysie des membres supérieurs. L'atrophie musculaire, avec une diminution de la contracture électrique, s'empara successivement des membres frappés d'impuissance motrice. La langue elle-même fut intéressée en dernier lieu. L'autopsie fit reconnaître des lésions remarquables occupant principalement la substance grise centrale, la substance blanche étant, au contraire, à peine affectée ^
Je rappellerai enfin un fait qui m'est personnel et que j'ai consigné dans le Journal de Physiologie de M. Brown-Séquard, pour 1856^. Il est relatif à une lésion d'un nerf de l'avantbras ayant déterminé d'abord une névrite du bout périphérique, suivie d'atrophie des muscles de la main et d'une éruption pemphigoïde. Plus tard, le membre supérieur du côté opposé fut à son tour frappé d'atrophie et d'anesthésie^
Il est au moins fort vraisemblable que, dans tous ces cas, les nerfs ont été le siège d'un travail inflammatoire, qui s'est propagé jusqu'à la moelle et suivant toute probabilité jusqu'à la substance grise centrale. En effet, dans la plupart de ces cas, l'anesthésie et l'atrophie musculaire des membres paralysés semblent indiquer qu'il s'agissait là d'une forme de la myélite centrale subaiguë, sur laquelle je me propose d'appe-