Gazette hebdomadaire, 1866, p
2i Voici un cas qui me paraît devoir être considéré comme un exemple de névrite ascendante suivie de myélite transverse : M. X..., âgé de cinquante ans, a été amputé à l'âge de vingt ans de la cuisse gauche. Depuis plusieurs mois, il ressentait dans son moignon des douleurs vives, des fourmillements et parfois des soubresauts, lorsqu'un jour, en août 1875, survinrent la paralysie vésicale et des douleurs lombaires. Peu après, des fourmillements et des soubresauts se produisirent dans le membre inférieur droit, qui bientôt, en même temps, que le moignon, fut pris de paralysie motrice avec flaccidité. Au bout de quelques jours de traitement, le malade recouvra les fonctions de la vessie, et quelques semaines après il était capable de sortir de son lit et de marcher, aidé bien entendu de ses béquilles. Un an après, il marchait mieux encore, mais il s'était produit dans le membre inférieur droit un certain degré de rigidité permanente. En redressant la pointe du pied on provoquait à coup sûr, dans ce membre, une trépidation très accentuée.
PARAPLÉGIES U1UNAIRT2S DITES RÉFLEXES ààô
1er bientôt votre attention, et dans laquelle l'atrophie musculaire et les troubles variés de la sensibilité paraissent être des phénomènes constants ^
Les faits qui constituent le second groupe des paraplégies urinaires sont ceux que Rayer, Brown-SéquardetM. R. Leroy d'Étiolés ont eu surtout en vue dans leurs descriptions. La paralysie se montre ici absolument dans les mêmes circonstances que dans les cas précédents, et nous retrouvons dans l'étiologie les maladies de l'urèthre, de la vessie^ de la prostate et des reins. Rien donc, sous ce rapport, ne sépare ceux-ci de ceux-là. Il n'en est plus de même pour ce qui concerne les caractères cliniques. Ils diffèrent radicalement, ainsi que je vous l'ai laissé pressentir, de ceux qui distinguent la myélite urinaire.
Le tableau, tracé par M. Brown-Séquard, de ce qu'il nomme la paraplégie réflexe, a eu assez^de retentissement pour qu'il ne soit pas nécessaire d'entrer à ce propos dans de longs développements-, je me bornerai à vous remettre en mémoire les traits suivants; ils vous permettront de saisir les différences qui existent entre cette forme de paraplégie urinaire, qui s'observe en réalité assez fréquemment dans la pratique usuelle, Qt celle qui se rattache à la myélite partielle de cause rénale ou vésicale.
La paralysie ne s'étend jamais aux membres supérieurs ; il s'agit d'ailleurs plutôt là d'un affaiblissement parétique des membres que d'une paralysie proprement dite ; le pouvoir réflexe de la moelle n'est jamais accru \ jamais la paralysie^