‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot [electronic resource]Chapitre 147 sur 213 · CONSIDÉRATIONS HISTORIQUES · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS HISTORIQUES

Afin de ne point surcharger un tableau clinique déjà fort complexe, j'ai nég-ligéà dessein de vous entretenir de certains accidents nerveux que Gir... a éprouvés pendant une bonne partie de sa vie et dont elle porte encore les traces. Il s'agit d'accès d'hystérie convulsive qui se sont entremêlés souvent aux accès de vertige ah aure lœsa, sans jamais cependant se confondre avec eux. Actuellement les accès convulsifs ont disparu et l'hystérie depuis plusieurs années n'est plus représentée que par une hémianesthésie gauche incomplète, avec ovaralgie du même côté.

Il existe. Messieurs, de très importants travaux concernant la symptomatologie du vertîgo db aure lœsa. Je citerai, par exemple, la communication faite à l'Académie de médecine le 8 juin 1861, par Ménière, qui, vous le savez, a été, sans conteste, l'initiateur \ puis les descriptions tracées de main de maître par Trousseau en divers endroits de la Clinique médicale de l'Hôtel-Dieu (t. II, p. 28 ; t. III, p. 11). Je citerai encore un très important mémoire du docteur Knapp (de New- York), où se trouvent rassemblés la plupart des éléments recueillis sur la matière jusqu'à ce jour (Knapp et Moos, Archives of ophthalmology and otology, t. 1, n° 1, New- York, 1870)- enfin un excellent article publié par M. Duplay dans les Archives de médecine.

Néanmoins, je crois pouvoir avancer que, malgré ces travaux, la connaissance de l'état pathologique dont il s'agit n'est pas encore entrée comme elle le mérite dans la pratique usuelle. Bien que les cas de maladie de Ménière ne soient pas rares, tant s'en faut, au moins dans la clinique civile, ils sont à peu près toujours méconnus, rattachés qu'ils sont à des espèces^'plus vulgaires telles, en autres, que la congestion

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