‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot [electronic resource]Chapitre 153 sur 213 · NOUVEAU CAS DE VERTIGE DE MÉNIÈRB · texte numérisé non relu

NOUVEAU CAS DE VERTIGE DE MÉNIÈRB

neuses. Le bourdonnement permanent avait été remplacé par un bruissement tout différent dans son caractère, et qui paraît devoir être rattaché à l'action de la quinine. Encouragée par ces premiers résultats, j'engageai G... à se lever et à essayer de se tenir debout, de marcher. Elle refusa tout d'abord énergiquement, redoutant de voir reparaître les vertiges et jugeant d'ailleurs la tentative impraticable, pour ne pas dire plus...

J'insistai : enfin, elle consentit et un beau jour, soutenue par deux aides, elle parvint à faire, non sans de grands efforts, deux ou trois pas rendus très difficiles, paraît-il, par une sensibilité excessive de la plante des pieds, plutôt que par l'état vertigineux. J'exigeai que l'expérience fût répétée chaque jour. Les progrès furent assez rapides, car vers le 20 juillet, époque à laquelle le sulfate de quinine a été supprimé, G-... avait pu faire déjà plusieurs fois, avec uné démarche assez assurée, sans autre aide que le secours d'une canne, le tour de l'enceinte intérieure de ce vaste hospice. Le mal depuis cette époque n'a fait aucun retour agressif et vous pouvez juger par vous-mêmes, que l'attitude du corps et la démarche ne s'éloignent pas beaucoup, chez elle, de celles d'une personne en bonne santé. J'ajouterai qu'elle n'est ni plus ni moins sourde qu'auparavant. Ce n'est donc pas, vous le voyez, en déterminant la paralysie complète du nerf auditif que le sulfate de quinine aurait agi dans ce cas.

Le fait sur lequel je viens d'appeler votre attention n'est pas unique dans son genre, j'en pourrais citer plusieurs autres où l'heureuse influence de l'usage prolongé du sulfate de quinine a été constatée. Je me bornerai à citer l'un d'eux particulièrement intéressant, parce que le résultat obtenu a été contrôlé par plusieurs confrères.

Je fus appelé, en juiti 1875, pour donner un avis concer-

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