NOUVEAU CAS DE VERTIGE DE MÉNIÈBE
nant l'état d'une dame, âgée d'une trentaine d'années, qui, depuis dix-huit mois, était devenue sujette à des crises épileptiformes, disaitron, ou, tout au moins, hystéro-épileptiques. Le bromure de potassium avait complètement échoué.
Lors de la consultation, il fut parfaitement établi que ni la syphilis, ni l'hystérie, ni une cause traumatique quelconque ■ ne figuraient dans les antécédents. La malade, très intelli-gente d'ailleurs, voulut bien, à ma prière, entrer dans les; plus minutieux détails concernant le caractère de ses crises. J'appris d'elle que, pendant ses accès, elle était fort troublée, , fort émue, sans doute, mais n'avait jamais perdu connais-sance. Toujours le début était brusque, imprévu. La sensa-tion d'une chute en avant survenait tout à coup, et, de fait, , la malade avait été effectivement précipitée plusieurs fois> la face contre terre, et une fois, entre autres, elle s'étaiti cassé deux dents. Il s'agissait donc la d'un vertige de translation à début brusque, avec chute antéro-postérieure, sans? perte de connaissance, donc, par conséquent, de quelquesuns des caractères les plus accentués du vertige de Ménière. . Pour compléter la ressemblance, j'ajouterai que, chez M°^'=X..., , l'accès se terminait par des nausées ou même des vomis-r sements.
Ces premiers renseignements une fois obtenus, j 'explorai! sommairement l'acuité auditive, à l'aide d'une montre, et jet reconnus que l'ouïe était très manifestement affaiblie du côté gauche. Je posai, alors, une dernière question. La réponse, devait, à mon sens, être décisive. Je demandai s'il ne survenait pas, quelquefois, dans les oreilles, un bruit aigu plusou moins analogue à celui d'un sifflet. Le mari, présent à la;' consultation, prit cette fois la parole, et répliqua vivementi qu'en effet. M"'" X... s'étonnait souvent d'entendre ld< sifflet des locomotives d'un chemin de fer voisin à des heures I inaccoutumées et alors, qu'en réalité, rien de semblablt'