TR0U13LES DES ORGANES GÉNITO-URINAIUES
de rapprocher de ces grises gastriques d'autres affections viscérale} qui peuvent encore, dans la période des douleurs fulgurantes, coexister seules avec ces douleurs.
A. C'est ainsi qu'il n'est pas exceptionnel de voir se mani- " fester, au moment des accès de fulguration, certains troubles des organes génito-urinaires qui ont bien leur importance. Tels sont :
1° Les envies fréquentes d'uriner avec émission douloureuse des urines-,
2° Le satyriasis sur lequel insistait Trousseau et qui n'a guère été signalé que chez l'homme. Les symptômes qui le caractérisent consistent en érections fréquentes et incomplètes, avec éjaculation prématurée, etc. Des phénomènes analogues peuvent se montrer également chez la femme, ainsi que nous l'avons signalé, M. Bouchard et moi. Nous les avons vus accusés surtout chez la femme du nom de Barr..., que nous avons observée pendant longtemps a la Salpêtrière, et qui, lors des crises fulgurantes, éprouvait souvent des sensations voluptueuses, semblables à celles que détermine le coït et accompagnées d'une sécrétion vulvo-vaginale abondante.
Le rectum peut être aussi le siège d'accidents singuliers. Nous rappellerons ici le cas d'un malade, M. C...,dont nous vous avons déjà parlé : avant même que les douleurs fulgurantes n'eussent apparu, il ressentait de temps à autre, et subitement, dans l'anus et le rectum, des sensations qu'il comparait à celles que produirait l'introduction forcée dans le rectum d'un corps long et volumineux. Ces sensations survenaient tout à coup et disparaissaient rapidement. Il s'y joignait parfois un besoin d'expulsion qui fut suivi, à différentes reprises, d'évacuations involontaires de matières fécales. Cette sorte de spasme douloureux de l'intestin a existé chez ce malade pendant près de huit mois avant que les