PATHOGÉNIE
le plus facile de montrer la liaison qui existe, suivant moi, entre la lésion spinale et l'affection articulaire, c'est celui des lésions traumatiques portant sur la moelle épinière-, je me bornerai à citer deux exemples à l'appui dé ce que j'avance.
Dans un cas, relaté par M. Viguès, il s'agit d'une lésion de la moitié latérale g-auche de la moelle épinière déterminée par un coup d'épée. Il se produisit une hémiparaplég-ie g"auche; avec conservation de la sensibilité de ce côté. Vers le douzième jour, on remarqua une tuméfaction du membre inférieur gauche tout entier, puis une arthropathie du genou correspondant. Enfin, deux jours plus tard^ apparut une escarre siégeant sur la partie latérale droite du sacrum et sur la fesse du même côté^
Ces accidents pourraient être considérés comme ne constituant qu'une simple coïncidence si on ne les voyait se reproduire tous avec une régularité admirable, dans d'autres cas analogues. Tel est, en particulier, celui que MM. Joffroy et Salmon ont observé et dont voici Tabrégé.
Un homme est frappé d'un coup de poignard qui lèse la moitié latérale gauche de la moelle. On vit peu de jours après survenir successivement : une paralysie complète du mouvement dans le membre inférieur gauche ; une diminution de la contractilité électrique dans tous les muscles de ce membre, indiquant une souffrance rapide et profonde dans leur nutrition ; des escarres occupant la fesse droite (côté non parAlysé du. mouvement), bien que le malade reposât complètement sur le dos -, enfin une arthropathie du genou gauche, en tout semblable à celle du malade de M. Viguès-.
Ainsi, sans cause déterminante appréciable, il s'est produit là une affection articulaire à type aigu, apparaissant cons-
J: 7°^°f Ç*""' '• maladies du système
nerveux, 1. 1, p. lOO, 5° édition;