LÉSIONS DES CELLULES DES CORNES ANTÉRIEURES
tamment quelques jours seulement après la lésion spinale et accompagnée d'autres troubles trophiques, tels qu'escarres, modifications des propriétés des muscles, troubles trophiques qui ont évidemment la même origine. N'est-ce pas là, Messieurs, des éléments suffisants pour établir que la moelle est, dans ces circonstances, le grand moteur des symptômes?
V arthropatliie des ataxîques serait, à l'état chronique^ le représentant des affections articulaires à type aigu qui éclatent à la suite des lésions spinales aiguës ou subaiguës.
Nous devons nous arrêter maintenant à rechercher quel peut être le mécanisme qui préside au développement de ces arthropathies, et quelle est, en particulier, la région de la moelle épinière dont l'altération détermine la lésion articulaire ^ car, évidemment toutes les régions du centre spinal ne sauraient être indistinctement mises en cause. Pour en revenir k l'ataxie locomotrice, où cette question a été surtout étudiée, il est clair, que, a priori, l'arthropathie ne pouvait être rattachée à la lésion commune et banale des cordons postérieurs. Il fallait chercher ailleurs.
Par analogie avec ce qui a lieu dans l'atrophie musculaire et dans la paralysie infantile où la lésion trophique musculaire est évidemment liée à une altération des cor^ies antérieures de la substance grise, j'avais supposé que cette même région de substance grise pouvait être encore le point de départ de la lésion articulaire. Un fait, observé avec M. Joffroy, est venu donner appui à cette supposition. Il en a été de même dans deux autres cas étudiés avec MM. Pierret et Gombault. J'ajouterai qu'un certain degré d'atrophie musculaire dans le membre affecté s'observe fréquemment,