‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot [electronic resource]Chapitre 31 sur 213 · Voir Leçon XIV · texte numérisé non relu

Voir Leçon XIV

92 LÉSIONS VERTÉBUALES

plus court, en usant et dissociant les vertèbres. Je citerai, à ce sujet, les hydatides et les anévrysmes de l'aorte.

Sig-nalons encore les névromes, les fibromes, les myxomes, développés aux dépens de l'enveloppe conjective des nerfs et dont la structure paraît faite sur le modèle da réseau muqueux de la g-élatine de Wharton. Ces tumeurs déterminent d'abord la compression des éléments du nerf, puis, se trouvant à l'étroit dans le canal rachidien, elles refoulent la duremère, et, par son intermédiaire, pressent la moelle elle-même.

Lésions vertébrales. — J'arrive, Messieurs, au point le plus important, sans contredit, de cette exposition.

1° Je ne parlerai pas des hyperostoses syphilitiques plutôt admises à titre d'hypothèses que d'après une observation rigoureuse, en tant, au moins, que formant des tumeurs assez volumineuses pour comprimer la moelle.

2° Je me bornerai aussi à mentionner V arthrite sèche des articulations vertébrales interapophysaires, l'hypertrophie de l'apophyse odontoïde entre autres, laquelle dans certains cas rares, très rares même, puisque Adams, qui s'est occupé spécialement de cette question, n'en avait jamais rencontré d'exemples, — est susceptible de produire les phénomènes de la compression spinale. Je citerai, pour mémoire, une observation de M. Bouchard, recueillie dans mon service.

3° Mais je m'arrêterai tout particulièrement au mal de Pott (carie vertébrale) et au cancer vertébral. Ces affections peuvent être comptées, en effet, parmi les causes les plus communes des paraplégies organiques, considérées d'une façon générale, et des paraplégies par compression étuiliées en particulier. Nécessairement, je n'entrerai pas dans tous les détails que comporterait l'histoire complète de

Page 1