DES SYMPTÔMES
de Pott ou du cancer vertébral ; 3" sans nég-lig-er enfin l'existence d'une douleur locale correspondant au lieu où sièg-e la lésion 'et dépendant de l'irritation des os ou de celle des méninges, — c'est surtout aux symptômes résultant de l'irritation des racines ou des nerfs périphériques qu'il faut nous attacher. Car c'est leur présence surtout qui impose aux diverses formes de la compression spinale lente une physionomie à part. Ils font défaut, en effet, c'est la règle, dans le cas où, soit des tumeurs, soit encore d'autres lésions se développent primitivement dans l'épaisseur de la moelle épinière. Aussi M. Cruveilhier a-t-il pu dire avec raison que la douleur vive est un symptôme des lésions extra-spinales et qui fait défaut dans les cas de lésions intra-spinales. Bien que, ici comme ailleurs, les exceptions ne soient pas rares, la règle persiste, M. Gull est de cet avis quand il déclare, lui aussi, que c'est là un fait caractéristique.
D'après ce qui précède, Messieurs, ces symptômes devancent toujours — notez ce point^ parce qu'il ne manque pas d'importance — l'apparition des symptômes intrinsèques, de telle sorte que souvent, pendant un temps fort long, ils composent à eux seuls toute la maladie, ou pour mieux dire toutes les apparences extérieures de la maladie. C'est là une circonstance capable de devenir l'occasion, dans la clinique, d'une foule d'erreurs qu'il faut s'efforcer d'éviter. Qu'il me suffise, à l'appui de cette assertion, de vous rappeler, par exemple, les difficultés du diagnostic delà carie vertébrale a ses débuts.
Les symptômes dus à l'irritation des racines nerveuses ou des nerfs périphériques sont d'ailleurs constants, ou peu s'en faut, et vous le comprendrez aisément si vous voulez bien remarquer qu'à un moment donné une tumeur extra-spinale, quel qu'en soit le point de départ, ne peut manquer de rencontrer les racines nerveuses ou les nerfs mixtes dans leur