‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot [electronic resource]Chapitre 43 sur 213 · Loc. cit · texte numérisé non relu

Loc. cit

laire. Alors, celle-ci peut se montrer sans paralysie propremen t dite- suivant M. Benedickt^, la contractilité électrique peut être conservée en même temps que la sensibilité électrique est accrue, particularité qui semble prouver que l'atrophie musculaire est bien ici la conséquence d'un travail d'irritation.

C. Mais c'est principalement sur l'étude des 2^seuclo-névralgies, liées au mal vertébral cancéreux, que je veux concentrer toute votre attention. Il y a plusieurs motifs qui m'y décident. En premier lieu, c'est là un ordre de faits peu connus encore, ou au moins mal connus, mal interprétés, en dépit des travaux nombreux qui ont été publiés sur la matière. En second lieu, la connaissance de ces faits est, ainsi quej'espèrevousle démontrer, d'une très grande importance dans la pratique. Enfin, faut-il le dire, c'est une question d'intérêt tout local. C'est en effet dans cet hospice qu'ont été entreprises en France les premières études sérieuses sur ce sujet : les premiers jalons ont été posés par mon maître et ami M. Cazalis. C'est lui, je le répète d'autant plus volontiers qu'on paraît l'avoir oublié dans un article récent, qui a fait connaître la raison anatomique et physiologique de cette espèce particulière de pseudo-névralgie en établissant qu'elle résulte de la pression qu'éprouvent les troncs nerveux dans les trous de conjugaison, et qu'elle ne dépend pas, comme beaucoup de personnes semblent encore le croire aujourd'hui de la compression exercée sur la moelle épinière. Les travaux de M. L. Tripier^ ceux de M. Lépine^ ont complété, en y ajoutant quelques traits importants, mes premières observations, lesquels datent de 1865 ». Mais nous avions été

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