TROUBLES DE LA SENSIBILITÉ
vers son extrémité. Dans la plupart des cas, ces sensations persistent pendant plusieurs minutes, parfois un quart d'heure et plus encore, après la cessation de la cause excitatrice qui les a déterminées. En pareil cas, le malade éprouve toujours une grande difficulté à désigner exactement le lieu où l'excitation a été produite.
Enfin, il n'est pas rare que l'excitation portant sur un membre, après avoir produit les phénomènes qui viennent d'être indiqués, soit suivie, au bout de quelque temps, d'une sensation analog-ue qui paraît siéger symétriquement dans un point du membre opposé correspondant à la région primitivement excitée. Cela rentre dans l'histoire de ce qu'on désigne sous le nom de sensations associées.
On a cherché, vous le savez, à se rendre compte ainsi qu'il suit de la production du phénomène en question : Lorsque la transmission des impressions sensitives dans la moelle est rendue difficile par l'interruption d'un certain nombre de tubes nerveux (centripètes), ces impressions seraient transmises par la voie des cellules ganglionnaires, liées entre elles par leurs prolongements jusqu'à des fibres nerveuses restées saines-, ces impressions parvenues au centre de perception, par cette voie anormale, seraient consécutivement, suivant la règle commune, rapportées à la périphérie de ces dernières fibres nerveuses, et de là proviendrait l'erreur dans la localisation.
J'ai cru, Messieurs, devoir rappeler ces particularités, parce que, je le répète, elles s'observent plus communément, et à un plus haut degré, dans la paraplégie par compression que dans toute autre forme de paralysie des membres inférieurs. Mais il ne ftiudrait pas, cette fois encore, chercher là un caractère distinctif absolu. D'ailleurs, ces symptômes, et