‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot [electronic resource]Chapitre 58 sur 213 · SYMPTÔMES PARTICULIERS · texte numérisé non relu

SYMPTÔMES PARTICULIERS

Jusqu'au dernier moment les mouvements volontaires persistèrent à un certain degré dans les membres inférieurs ^

Je ne m'étendrai pas plus longuement ici sur cette dernière variété de paralysie cervicale d'origine spinale i elle sera ailleurs l'objet d'une étude approfondie.

Je me propose actuellement de vous présenter quelques remarques relatives à un certain nombre de symptômes qui se manifestent parfois, en conséquence des lésions par compression soit de la région cervicale, soit de la partie supérieure de la région dorsale de la moelle. Les symptômes en question méritent d'autant mieux de nous arrêter que, d'un côté, ils ont été jusqu'ici, pour la plupart du moins, peu remarqués, et que, d'un autre côté, ils peuvent exister, durant plusieurs semaines, ou plus longtemps encore, à l'état d'isolement, c'est-à-dire indépendants de toute paralysie motrice des membres, constituant pour ainsi dire, pendant ce temps, la seule révélation clinique de l'affection spinale.

a) Vous n'ignorez pas que des troubles oculo-pupillaires plus ou moins accusés se produisent assez fréquemment par le fait des lésions traumatiques portant sur la moelle cervicale ou sur la moelle dorsale supérieure. C'est tantôt la dilatation [myosis spastioa), tantôt au contraire, et plus souvent, la contraction pupillaire {myosis paralytlca) qu'on observe en pareil cas ; elles occupent tantôt un seul œil, tantôt les deux yeux à la fois. On peut voir, sur un même œil, les deux ordres de phénomènes se succéder et alors la dilatation

1. Guy's Hospilal Eeporls. 1858, p. 200, case xxxii. Voir îiussi les cas xv du même recueil (1856, p. 181), où il s'agit vraisomblablemout d'un gliôme.

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