‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot [electronic resource]Chapitre 68 sur 213 · LÉSIONS DU RENFLEMENT LOMBAIRE · texte numérisé non relu

LÉSIONS DU RENFLEMENT LOMBAIRE

C'est ici le lieu de vous remettre en mémoire l'accident terrible qui se produit assez fréquemment dans le mal de Pott cervical : je veux parler de la rupture du ligament transverse qui maintient l'apophyse odontoïde sur l'axis, et de la luxation de l'apophyse qui en résulte. L'histoire des effets de la compression brusque de la moelle cervicale et du bulbe, qui survient alors, ne prête pas à de longs développements descriptifs; c'est la mort subite, la mort « sans phrase » — passez-moi le mot — qui s'ensuit. Cet accident, je le répète, est loin d'être rare. M. Ogle, à lui seul, a rassemblé quatre ou cinq faits de ce genre, recueillis dans sa pratique d'hôpital ^

Pour en finir avec ce qui a trait à l'histoire de la compression spinale lente^ il me reste à vous dire quelques mots relativement aux symptômes particuliers qui s'observent lorsque la lésion porte sur le renflement lombaire ou encore sur la queue de cheval. Je serai bref sur ce point, parce qu'il n'a pas encore été, que je sache, l'objet d'études cliniques suffisantes. Les seuls faits à relever pour le cas où il s'agirait d'une altération profonde, occupant le renflement lombaire dans toute l'étendue de sa portion inférieure jusqu'au filumterminale, sont : la flaccidité que présenteraient les membres paralysés, l'inertie très accentuée du sphincter anal et vésical, l'obnubilation ou même la suppression des actes réflexes ^ Si

Consulter à ce sujet: Millner Barry. i3Hiis7i med. Journal. July, 1858; — R. Thompson. Med. Times. Janvier 1860; — Eiseuhmau. Die Ursache der diphtherisclien Lahmungen. {Deustchc Klinîlc. July 1861, n° 29, p. 286); — Greenhow. Clin. Soc. of London. {The Lancet, May 4, 1872, p. 615.)

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