D'UN NOMBRE FINI OU INFINI DE FACTEURS
Désignons par f(:;) une fonction entière de la variable z, et par
(i) oc, j3, y, ...
les racines réelles ou imaginaires de l'équation
La fonction f(z) pourra être présentée sous la forme
Soit d'ailleurs j: une seconde variable distincte de z. Si, dans l'éffuation (3), on pose successivement z. = o, z = x, on en tirera
(5) [(^jc),=,k{x-^x){x-^){x-y)...;
puis, en divisant la formule (5) par la formule (4), et admettant qu'aucune des racines a, ^, y, ... ne soit égale à zéro, on trouvera
,^^ f(.*') / oc\ ( x\ ( X
Soient maintenant Y( z) une nouvelle fonction entière de z, et
(7) ^•' F-f '•'> ••• les racines de l'équation
En supposant qu'aucune de ces racines ne s'évanouisse, on trouvera encore
Il y a plus : si, dans la fornnule (6), on remplace successivement la variable X par les rapports -,-,-, • • • , on en tirera
fif
il)
'- vx)\'- ji.)y- f,.
et, par suite,
^ \ I oc
De même, si, dans la formule (9), on remplace successivement la va-
riahle œ par les rapports -' g ' r' ' " ' ' ^n en tirera
Kl
*^(o) V y>J\ yN\ V
et, par suite,
' <r) Ki) n^
XI r
V yv-J \
yv
Donc, attendu que les seconds membres des formules (ii) et(r3) sont composés des mêmes facteurs, on aura définitivement
Cette dernière formule, de laquelle il résulte que les deux produits
f(o) IXo) f(o)
Ff^JF^U'-"
peuvent être transformés l'un dans l'autre, se déduit aisément du calcul des résidus, ainsi que nous allons le faire voir.
Supposons d'abord, pour plus de commodité, qu'aucune des équa-
lions (2) et (8) n'offre de riicincs égales. Faisons d'ailleurs
fl-^] f^\ f^*^
f(o) f(o) f(o) et
,jlil<i)!(i)
Si la valeur de x est assez rapprochée de zéro pour que la partie réelle de chacun des rapports
reste positive, et que les coefficients de y — •> dans les logarithmes de ces rapports, fournissent une somme renfermée entre les limites — -1
-f- -, on tirera de la formule (i5)
Ajoutons que, dans tous les cas possihles, on trouvera
le douhle signe ± devant être réduit, dans chaque logarithme, au signe -h ou au signe — suivant que la fonction, placée à la suite de ce douhle signe, offrira pour partie réelle une quantité positive ou négative, et ± «désignant une quantité entière convenablement choisie. Si maintenant on différentic, par rapport à r, les deux membres de la
(') On clahlit sans peine la formule (18) à l'aide des principes exposés dans ï Analyse algébrique, Cliap. IX ('^).
(«1 OEui'ies de Cttiichy, S. Il, T. III.
formule (17) ou (18), on en conclura
^ f'dj r( - ) f'( -
On trouvera de même
D'ailleurs le second membre de la formule (19) peut être représenté par l'une quelconque des deux expressions équivalentes
^ ' <^Z JX\ ((F(3)))' C^Z
^\ ((F(s))) <^z ï{z) /Vp/o^
dont on obtient la dernière en remplaçant dans la première z par -
ci'-''
ot multipliant la fonction sous le signe J^ par ,. = — — , conformément aux règles tracées dans le premier Volume (p. 1G7 et suiv.) (') pour le changement de variable indépendante dans le calcul des résidus. De même, le second membre de la formule (20) peut être représenté par l'une quelconque des deux expressions équivalentes
ri'^À .., . f^^
p I \z) i^z) çi ¥\z)
^"'^ C.Z p/x\ ((!•(:.)))' <^'z Y{z) hJœ
Cela posé, on tirera des formules (19) et (20)
^^"^^ V dx Q dx ~^z Jx\ (X>^^z))) ^z \<{z) nj^\\\ (») OEuvrcs de Cauchy, S. II, T. VI, p. 210 el Suiv.
ou, plus simplement,
^^^^ P dx Q dx ^
attendu que la fraction
ne deviendra pas infinie pour une valeur nulle de z-. EfTectivement, si l'on nomme m le degré de la fonction entière f( - ), la fraction (2,11) pourra être considérée comme le produit des deux rapports
qui, pour des valeurs nulles de z, ou des valeurs infinies de -» se ré-
(luiront, le premier a -— = w, le second a la constante tinie pT^yr*
D'un autre côté, comme des valeurs infinies de z réduiront le rappori à la constante finie -è—^^ et les expressions ( 2G ) ainsi que le produit
de la fonction (-25) et de la variable z à zéro, on aura, en vertu de la
formule (64) de la page 23 du V Volume (*),
et, par suite, l'équation (24) donnera
, o V 1 r/P I dQ
^ ^ P da; Q du:
Or cette dernière, multipliée par jzdx, devient (3.) rf(|)=o;
puis, en l'intégrant à partir de ^r = o, et observant que chacune des fonctions P, Q se réduit à l'unité pour une valeur nulle de x, on trouve
ou, ce qui revient au même,
La formule (i4) ainsi établie, dans le cas où les racines
sont toutes distinctes les unes des autres, subsistera évidemment quelque petites que soient les différences de ces mêmes racines, et par conséquent elle continuera de subsister dans le cas même ou plusieurs de ces racines deviendraient égales entre elles.
Si l'on désignait par ^ une valeur particulière de la variable x, on
(') CEuvres de Caiwhj, S. II, T. VI, p. 36.
tirerait do la formulo ( i4), en posant x = 1,
f,.)f(i^fm Y(^)Fa)Fa
f(o) f(o) f(o) - F(o) F(o) F(o) puis, en divisant la formule (i4) par la formule (33), on trouverait