IX, V
Soit enfin x une nouvelle variable distincte de z. Si, en attribuant au module r de la variable z des valeurs infiniment grandes, on peut les choisir de manière que l'expression
devienne sensiblement égale à une constante déterminée cf,,, quel que soit le rapport \-, ou du moins de manière que la différence
reste toujours finie ou infiniment petite, et ne cesse d' être infiniment petite, en demeurant finie, que dans le voisinage de certaines valeiws particulières du rapport "; alors, en désignant par n le nombre des racines de l'équation (3G) qui se réduiront à zéro, on trouvera
lî.
USAGE DU CALCUL DES RÉSIDUS ETC. 23t
Corollaire L — Si, après avoir multiplié par F(ç) les deux membres de la formule (loo), on suppose \ infiniment petit, on aura sensiblement, dans le second membre,
(loi)
F (jj F^^)(o)
Par suite, en prenant ^ = o, on tirera de la formule (loo)
if F(«'(o)
. (102) F(a;)==^«(i-^)(i-^j(^i-fj-.-e
X / V " a / V ' V / '^ " 1 .2.3. . .« Si n se réduit à zéro ou ii l'unité, l'équation (102) donnera simplement
(io3)
ou
F(..) = (.-f)(i-^)(i-f)----^oF(o)
F(.) = .(.-f)(.-^)(.-f)...e^'tF'(o).
Corollaire II. — Si .fo s'évanouit, les formules (100), (102), (io3) et (lo^) donneront respectivement
(io5)
Théorème IÏI. — Les mêmes choses étant posées que dans le théorème II. si ion peut attribuer au module r de la ixiriable z des valeurs injinimeut grandes, choisies de manière que les expressions
2LF(.-) ^ F(-c)J
I rF-(:;) V'{-z)-\ ^z\\\z) F(--)J
deviennent sensiblement égales à des constantes déterminées ^\, .f, , quelque soit le rapport - -, ou du moins de manière que les différences
restent toujours finies ou infiniment petites, et ne cessent d'être infiniment petites, en demeurant finies, que dans le voisinage de certaines valeurs particulières du rapport -: alors, en désignant par n le nombre des racines de l'équation (36) qui se réduiront à zéro, on trouvera
Corollaire I. — Si, après avoir multiplié par F(ç) les deux membres de la formule (m), on attribue à ^ une valeur infiniment petite, on trouvera
N 1-/ N F^''''(o) /■ x\ f .r\ / a'\ i , ,Tf
Lorsque n se réduit à zéro ou à l'unité, c'est-à-dire lorsque l'équation (36) n'admet pas de racines nulles, ou en admet une seulement, on tire de l'équation (112)
ou
(ii4) F{œ) = :v(i- ^Vi-^^J ^ ^\. . . e^^\+l^'-^, F'(o).
Corollaire IL — Si ^^ et J, s'évanouissent, les équations (m), (112), (ii3), (ii4) se réduiront aux formules (io5), (106), (107), (108).
Appliquons maintenant 1rs diverses formules ci-d( ssus établies à quelques exemples.
Exemple I. — Supposons d'abord
(ii5) F(^)=:sin5.
Alors l'équation (3G), ou
(ii6) sin5 = o,
offrira une seule racine nulle et une infinité de racines réelles, les unes positives, les autres négatives, savoir
^ ^= — Tï, 5^=; — 271, ^ =: — Sri, ...;
mais elle n'admettra point de racines imaginaires [voir le P'^ Volume, p. 297 (')]. De plus, l'expression (90) s'évanouira, et l'expression (91), réduite à
deviendra infiniment petite, si l'on attribue au moduler de la variable r-
des valeurs de la forme
(2n-hi)7r (119) '•^ ^ '
n désignant un nombre entier infiniment grand. Cela posé, le tliéorème III sera évidemment applicable à la fonction Y{z) = sinr; et la formule (ii4). réduite à l'équation (108), attendu que les constantes rf,,» rf , s'évanouiront, donnera
(■20) sin. = x(,-0(,-Hf)(,-^)(,+ f-)(.-fJ(M-3i^)...
OU, ce qui revient au même,
(«) Œuvre f de Cauchy, S. II, T. VI, p. 354.
OEuvrcs de C. — S. H, t. IX. 3o
II est bon d'observer que l'on pourrait encore déduire la formule (120) ou (121) du théorème II et de l'équation (T07), en prenant F(^) = — ^•
Exemple IL — Supposons en second lieu
Alors l'équation (36), ou
(r23) cos-3 = o,
admettra une infinité de racines toutes réelles et différentes de zéro, les unes positives, les autres négatives, savoir
De plus, l'expression (90) s'évanouira, et l'expression (91), réduite à
sin2
ir
2C0SZ
deviendra infiniment petite, si l'on attribue au module r de la variable z des valeurs de la forme
(126) r zz: mt,
n désignant un nombre entier infiniment grand. Cela posé, le théorème III sera évidemment applicable à la fonction F(^) = coss: et la formule (ii3), réduite à l'équation (107), attendu que les constantes .fo» ^t s'évanouiront, donnera
(,27) cosx= (^,- -^j (^.+ --j (^.^ 3^j (^.-^ j^j {.- ^j (.-^ 5^ OU, ce qui revient au même,
On peut, au reste, déduire la formule (127) ou (r28) de la formule (120) ou (t2i), en remplaçant x par - — ^•
Exemple III . — Soit
(129) F(^) = sins — sina,
a désignant une constante arbitrairement choisie. L'équation (36), ou
(i3o) sin;; — sina,
admettra une infinité de racines réelles, savoir
iz=:a, z= — a-^Tî, z=.a-^ir., s=: — a-+-37î, ...,
\ z= — a — TT, z =: a — 27:, ^= — a — â-n, ....
De plus, si l'on attribue au module r de la variable z des valeurs infiniment grandes, mais sensiblement distinctes de celles qui correspondent aux racines dont il s'agit, les expressions (90), (91), ou
sinacoss
(sin^ — sina) (sin^ -h sina)
sins cosz z{s\nz — sina) (sin;; H- sina)
resteront toujours finies ou infiniment petites, et la première ne cessera d'être infiniment petite, en demeurant finie, que dans le cas où le coetficient de \/'—i dans z sera sensiblement nul, et le rapport- sensiblement égal à dz i. Cela posé, le théorème III sera évidemment applicable à la fonction F(::) = sins — sin«; et la formule (i i3), réduite à l'équation (107), attendu que les constantes c^o» ^, s'évanouiront, donnera
sina ~\ aj\ T.-haJ\ v:—aj\ 27î-ha/\ 271— a/\ 37r-Ha7\ 3::— a ou, ce qui revient au même,
„^ s'ma — s'mx a — X n^ — {x -j- ay ^-n^- — {x — a)^ gn-— {a; -h oV ' sina " a 71*— a* ^n^—a* 971*— a*
Comme on aura d'ailleurs, en vertu de la formule (121),
(r36) sina=:a'^l:Zj^^J^^t9^'~-\..,
on tirera des équations ( i35) et (i36), multipliées l'une par l'autre,
(187) ^'"-^-si"^ ^ f^-ja^-^ay 471^ -(^-a)2 g^-2(,^^^)2 ^571^- (g;- a)' -^ — ^ 71^ 471^ 9Tr- 2^
On pourrait, au reste, déduire la formule (137) des équations (t2i) et (127) réunies à la suivante:
(•38) sin^ - sina = 2 sin "^ ~ "" cos ^ "^ "".
Exemple IV. — Soit encore
('^9) F(^) = cos^ — cosa.
L'équation (36), ou
('4o) C0S5 = C0Sa,
admettra une infinité de racines, savoir
^,/^,x ; z^a — 2Ti, z = a — ^yT:, - — a — 6r.,
— —a, z=z— a-\-2T., z=^ — a-h^T:, c — —« + 671, ..., ^^^ — a — 271, z =z — a — \ti, z =z — a — 67:, ....
De plus, l'expression (90) s'évanouira, et l'expression (91), réduite à
sm
z{cosz — cosa)
deviendra infiniment petite, si l'on attribue au module r de la variable z des valeurs infiniment grandes, mais sensiblement distinctes de celles qui correspondent aux racines de l'équation (i4o). Cela posé, le théorème III sera évidemment applicable à la fonction ¥{z) = cosr- — cos<2; et la formule (ii3), réduite à l'équation (107),
attendu que les constantes .^o» ^t s'évanouiront, donnera
, ,,^ cosa-cosa^/ ^^\r __^!___ir.___fîi ir,— ^1— ir. -^^i
^'^^^ cos^a^^r -y~â^)V~ {271 - ar-\ ' (27r4-aHL (47:-«rJL (^ît + ^'H
OU, ce qui revient au même,
, ^ cosx — cosa a^—.x^ {iTz — aY—œ^ {0.71 + aY — œ^ {[^T. — ay- — x^ j^Tz^aY—.T^
^'"•■^^ 7~à "~ a^ {iTz — af {2n + af (471 — a)* {kn -\- af
2 sin*-
Comme on aura d'ailleurs, en vertu de la formule (120),
. a a 2Tt — aiTi + a^Ti — a /i^r + cf (140) sin- — ^- ■ — 7 — 7 5 «
^ ' 2 2 271 27r 47^ 4tc
on tirera des équations (i44) et (14^)
a^ — x^ (27Ï — «)^ — -r^ (27r4-(i!)^ — a?' (47r — «)^ — x^ {\ti -i- aY ~ j^^
(i46) cos^ — cosa
On pourrait, au reste, déduire la formule (i46) de l'équation (121) réunie à la suivante :
(147) cosa — cos^ = 2sm sin
Les formules (120), (127), (137), (i4^) subsistent pour des valeurs quelconques réelles ou imaginaires de la variable ao et de la constante a.
Si, dans l'équation (121), on pose successivement 37= -> ^= ^>
on obtiendra les deux formules
2 1.3 3.5 5.7 7.9 9. II II. i3
2v/2 ~ 3.5 7.9 II. i3 dont la première a été donnée par Wallis, et l'on en conclura