‹ Å’uvres illustrées (volume 2)Chapitre 356 sur 1121 · SCÈNE IV, Les précédents, UN VALET de l'hôtel · texte numérisé non relu

SCÈNE IV, Les précédents, UN VALET de l'hôtel

le valet, donnant une lettre à Franval. Monsieur Franval, de Bordeaux.

franval. C'est bien... (Ouvrant la lettre.) Ah! ah! c'est pour ce paiement... (Le valet sort.) Voyons mes lettres de cliange. Pardon, mon cher Édouard, j'ai quelques papiers à mettre en ordre, cause avec ma fille. (Il tire son portefeuille et s'assied à gauche.)

lucie, à droite, à demi-voix, à Édouard. Vous êtes donc incorrigible !

édouard. Est-ce de mon amour que vous parlez ?

lucie. Non, mais de vos défauts qui nous perdent. Mon père a juré de rompre notre mariage, si d'ici à ce soir il s'aperçoit d'un seul mensonge.

édouard. Dieu ! qu'ai-je fait !

lucie. Quoi! Monsieur, tout ce que vous venez de lui dire...

édouard. Est vrai, quant au fond ; mais les détails... moi, ce n'est jamais avec mauvaise intention... mais la moitié du temps, à raconter les choses telles qu'elles sont, c'est si ennuyeux...

lucie. Que vous ne pouvez résister au désir de les embellir, et que pour déployer les richesses de votre imagination...

édouard. Me voilà corrigé, et je vous jure que jamais... lucie. Taisez-vous, mon père s'approche... édouard. Oh! je ne crains rien.

Air du vaudeville de Turenne.

Si j'obtiens cette main si chère, Vrai modèle des bons maris, Vous me verrez toujours sincère, Toujours constant, toujours épris.

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