‹ Å’uvres illustrées (volume 2)Chapitre 400 sur 1121 · SCÈNE XL LISE, BEAUCLAIR · texte numérisé non relu

SCÈNE XL LISE, BEAUCLAIR

Beauclair , regardant d'Estival qui s'éloigne , et à part. Bon! que Senneville s'en tire maintenant comme il pourra. (A Lise, qui fait quelques pas pour sortir.) Mademoiselle!

lise. Que voulez-vous, Jasmin?

Beauclair. C'est bien de l'audace à moi de vous demander un moment d'entretien ; mais je ne suis pas aussi indigne de cette faveur que je puis le paraître.

lise. Oui, votre maître se loue beaucoup de vous.

Beauclair. Il a daigné vous dire du bien de moi! (A part.) C'est un maladroit; à sa place je ne l'aurais pas fait. (Haut.) L'estime de Madame est une consolation dans mes chagrins.

lise. Des chagrins... Ah ! j'entends. Il vous est survenu quelques différends avec votre maître, et vous avez besoin de m i médiation. Je crois M. de Beauclair trop bon pour me refuser votre grâce.

Beauclair. Ma grâce? Non, Madame. (.4 part.) Diable! nous sommes loin de nous entendre. (Haut.) Le hasard m'a placé dans une situation bien étrange! je n'étais pas né pour I habit que je porte.

lise, à part. Tous ces gens-là parlent de même; ils seraient tous grands seigneurs, s'ils n'étaient pas valets de chambre. (Haut.) Eh bien, Jasmin, vos malheurs? (A part.) Car il a sans doute quelque roman.

bëauclaih. Ah ! Mademoiselle, que vous dirais-je? et qu'ai-

LE VALET DE SON RIVAL. 245

lez-vous penser de moi ? En entrant dans ce château, j'ai vu une personne.

lise, le contrefaisant. Une personne!.. Ah! mon Dieu! seriez-vous amoureux, par hasard?

Beauclair, d'un ton pénétré. Oui, Madame.

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