‹ Å’uvres illustrées (volume 2)Chapitre 509 sur 1121 · CAROLINE, VALÉRIE · texte numérisé non relu

CAROLINE, VALÉRIE

Caroline, tenant Valérie par la main. Eh mais, où étaistu donc? Qu'es-tu devenue? Je te cherchais partout. J'ai tant de choses à te dire !

valérie. Caroline, est-il encore ici?

Caroline. Qui donc?

valérie. Votre visite, M. le comte de Halzbourg.

Caroline. Sans doute, et je me trouve, ma chère, dans un grand embarras.

valérie. Il vous aime donc beaucoup?

Caroline. Jusqu'ici toutme le prouve. (Regardant Valérie.) Eh ! mon Dieu ! qu'as-tu donc ?

valérie. Rien. (A part.) Je sens auprès d'elle une défiance dont je ne puis me rendre compte. Ah! voilà des tourments que je ne connaissais pas! (Haut.) Il vous aime; il vous l'a dit?

Caroline. Pas positivement, m.iis...

valérie. Eh bien donc, achève; qu'y a-t-il qui te désole? et d'où peut venir ce chagrin?

Caroline. C'est que ton protégé, M. Henri Milner, s'est enfin déclaré.

valérie. Je le sais.

Caroline. Et que, touchée de son amour, émue de ses prières... j'ignore comment cela s'est fait... nuis enfin j'ai senti que c'était lui que j'aimais.

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