‹ Å’uvres illustrées (volume 2)Chapitre 710 sur 1121 · SCÈNE XVIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVIII

Les précédents, WILHEM.

wilhem, au capitaine. Monsieur le capitaine, je vous apporte...

Gustave. C'est bon ; laisse-nous. Tu vois que nous sommes occupés.

wilhem, apercevant Henriette . Qu'est-ce que je vois? mais motus !

Gustave, à Henriette. Oui, Madame, j'ai pu dans ma vie avoir quelques torts avec les belles; si je suis coupable envers vous, vous me voyez prêt à vous en rendre raison ; mais il n'était point nécessaire d'assembler ces messieurs; ces différends-là se jugent à huis clos, et n'exigent point l'appareil et la sévérité d'un conseil de guerre.

henmette. Au contraire, Monsieur, et peut-être plus que vous ne croyez!

gustave. Que voulez-vous dire?

wilhem, à part. Que diable ça peut-il être?

Henriette. Oui, Monsieur, il m'en coûte de compromettre un officier qui appartient à un corps aussi respectable. (A part.) Comme il est interdit! (Haut.) Et je ne sais moi-même de quels termes me servir.

Gustave, avec impatience. Enfin, Madame?..

Henriette. Enfin, puisqu'il faut le dire!.. Ce matin Monsieur a voulu m'embrasser malgré moi et a blessé mon mari en traître [Feignant de pleurer.) au moment où il voulait me défendre.

gustave. Moi, grand Dieu ! (Tous les officiers s'éloignent de lui.) Et qui ose débiter une pareille imposture?

Henriette, levant son voile. C'est moi, Monsieur.

gustave, la regardant avec étonnement. Vous, Madame? je ne vous connais pas et je ne vous ai jamais vue.

Henriette. Vous ne m'avez jamais vue?

gustave. Non, sans doute, et je l'atteste par serment.

j Henriette. Je n'en veux pas davantage, Monsieur; c'est tout ce que je voulais vous faire dire. Wilhem, es-tu content?

wilhem. Ah ! ma chère Henriette !

gustave. Henriette!

wilhem. Oui, votre bonne fortune de ce matin que vous ne reconnaissez pas.

gustave. Ah ! Madame, que de pardons...

wilhem. Et moi je suis le mari blessé; mais je me porte bien, et je garde mes vingt-cinq ducats.

HENRIETTE

Air : Traitant l'amour.

Oui, d'un récit imposteur J'ai confondu la malice;

(A Gustave.) Mais vous me rendez justice, Et je vous rends votre honneur.

J'ai voulu du stratagème Que vous convinssiez vous-même.

GUSTAVE

Devant votre adresse extrême, Ah! je dois m'humilier.

(A Wilhem.) ■ La gageure est bien perdue; Une fois qu'on vous a vue, Pourrait-on vous oublier?

le colonel. J'étais sur, Madame, qu'un de mes officiers ne pouvait avoir des torts réels envers une jolie femme.

gustave. Mon pauvre Wilhem, je t'ai fait bien peur; mais on me l'a rendu; nous sommes quittes.

wilhem. C'est vrai; mais comment avez-vous vu ces...

Gustave, àpart. Unissez-vous, soyez heureux ; (Montrant l arbre qui est au fond du théâtre.) mais ne confiez plus vos secrets au creux d'un chêne ; on pourrait encore s'en saisir, et intercepter au passage la jarretière de la mariée. .

VAUDEVILLE

Air de M. Darondeau. \

Prenez-y garde, imprudente bergère, D'un tel malheur sachez vous préserver : Le hasard fait glisser la jarretière.

Et c'est l'amour qui vient la relever.

le colonel.

Le calme enfin renaît après l'orage; Mais si jamais ou osait nous braver, Si du combat on nous jetait le gage, L'honneur est là prêt à le relever.

vilhem.

Lorsqu'en dansant j' tombe... ces demoiselles D' leurs ris moqueurs ont l'air de me braver, J' les laiss' jaser... j'en sais toujours plus qu'elles; Si j' tombe, au uioius, je sais me relever.

HENRIETTE, OU public.

D' la mariée, hélas ! si la jarr'tière Allait tomber... cela peut arriver; Vous êtes tous Français, et, je l'espère, Chacun de vous voudrait la relever.

VIA L AT ET G IMPRIMEURS ET EDITEURS

sciPioN. Fi donc, entre amis tout le monde donne. — Scène 3,

LA MANSARDE DES AUTISTES

COMÉDIE-VAUDEVILLE EN UN ACTE Représentée, pour la première fois, a l>nri.«, sur le thî'àtre cla Uyiniia.«c tlramaU jme, le 8 avril fi 8«<ft.

EN SOCIETH AVEC MM. DOPIN ET V1HNER.

ïJereonnagcs.

CAMILLE, jeune O'.-pheîine.

DUCROS, propriétaire.

FUAN VAL, profess ur île médecine.

La scène se passe dans un sixième étage.

Le théâtre représenta une mansarde.' Porte d'entrée dans le fond. Portes latérales. Sur le premier plan à droite du spectateur, une croisée. Sur le second, une cheminée ; à gauche, un grand tableau sur un chevalet. Une petite table auprès de la croisée.

VTCTOR, peintre.

AUGUSTE, musicien.

SCIPION, étudiant en mit

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