‹ Å’uvres illustrées (volume 2)Chapitre 897 sur 1121 · KOULIKOF, JEAN · texte numérisé non relu

KOULIKOF, JEAN

koulikof. Quel est ce garçon?

jean. Un de mes ouvriers. 11 est arrivé depuis peu ; mais il est du pays.

koulikof. Son nom?

jean. Alexis Pétérof.

koulikof. Pétérof! c'est à nous... les Pétérof sont inscrits sur mon livre de ferme... 1! a bien fait de revenir; car, dans ce moment-ci surtout, je tiens à présenter à Monseigneur un état satisfaisant de ses revenus.

jean. Ils sont assez soignés.

koulikof. Je crois bien, six mille arpents, quinze cents paysans, sans compter les dépendances, le tout en bon état. Mais aussi, depuis liante ans que je suis intendant de cette principauté, je puis me vanter de. n'être pas resté les bras croisés; et si l'on avait tenu registre des coups de knout que j'ai fait administrer, soit par mes délégués, soit par moi-même...

jean. Il est de fait que depuis trente ans vous avez eu du mal et nous aussi.

koulikof. Il faut ça, quand on veut le bien de la chose. Mais dis-moi, où est ta fille Micheline?

jean, regardant au fond. Elle est par là dans les environs.

koulikof. A propos de cela, pourquoi que tu ne la maries pas, ta fille Micheline? il faut me la marier.

Am des Scythes.

Elle est aimable, elle est, jaune et gentille

Choisis parmi nos jeunes gens; Cela, fera le bonheur de ta fille,

Et ça nous f'ra des paysans ; 11 nous en manque encor deux ou trois cents. Lorsque j'en vois, contre tous les usages. Rester garçons, ça me fait mal aux nerfs, Et j'aime avoir faire des mariages Pour augmenter le nombre de nos serfs.

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