‹ Å’uvres illustrées (volume 2)Chapitre 922 sur 1121 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

Les précédents, KOULIKOF.

koulikof, sortant de l'appartement à gauche . Madame la baronne, voici un papier que mademoiselle de Fersleim m'a dit de vous remettre.

la baronne, jetant les yeux sur le papier. Grands dieux! la demande en divorce!

Gustave, prenant le papier. Elle l'a signée ; elle n'a écouté que son orgueil, que sa vanité blessée, et maintenant elle connaîtrait la vérité, qu'elle ne pardon lierait jamais. (// s'approche de la table cl signe le papier.)

koulikof, à pârt. 11 signe aussi... c'est juste, par consentement mutuel. Ils commencent à s'entendre.

LA BARONNE. QuC faitCS-VOUS?

Gustave, bas, à la baronne, lui remettant le papier. Tout est fini entre nous. Dans un instant vous lui ferez remettre cette demande approuvée; par le comte Je Worouski ; dfi plus, il faut qu'elle parle aujourd'hui, qu'elle retourne chez son père.

la baaonnÇi Quoil suis lui rien (lire?

Gustave, bas, à la baronne. C'estma seule vengeance:

c'est quand elle sera retournée danssa famille, qu'alors elle apprendra quel était l'époux qui l'aimait et qu'elle a abandonné. {A Koulikof.) Qu'on prépare à l'instant une voiture pour mademoiselle de Fersteim.

koulikof. Je crois qu'il donne des ordres... et de quel droit...

gustave. De quel droit? Je le veux, du moins avec la permission de Madame; de plus, qu'on mette en liberté ce pauvre diable de sabotier, maître Jean, mon confrère, et qu'on lui donne cent roubles de dédommagement, du moins avec la permission de Madame.

la baronne. C'est ce que j'allais ordonner. Allez.

koulikof, à part. 11 y a de quoi me confondre; c'est-à-dire que si madame la baronne était veuve, je croirais qu'il n'a quitté l'une que pour épouser l'autre.

gustave, se retournant. Hé bien! encore ici! cinquante coups de knout, avec la permission de...

koulikof. 11 suffit, j'obéis à l'instant. Voilà un audacieux vassal. {Jl sort.)

la baronne. Mais, mon frère, daigne écouter, cependant...

gustave. C'est inutile, je n'écoute plus rien.

Air de Tu renne.

Oui, son départ est nécessaire ; Comme elle aussi je veux me dégager :

Tu sais quel est mon caractère, i . Dans mes projets rien ne me fait changer. Pour elle en vain l'amour encor réclame,

Je ne cède, telle est ma loi, Qu'à la raison.

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