LA BARONNE
Ah! quel bonheur pour moi De n'avoir pas été sa femme !
gustave. Tu peux annoncer maintenant dans le château à tous mes gens, à tous mes. vassaux, l'arrivée de leur maître; et je paraîtrai, j'irai recevoir leurs hommages, dès que Poleska sera partie. La voici, laisse-nous.
GUSTAVE, POLESKA. Elle entre vivement, et s'arrête en voyant sortir la baronne, qui fait signe à Gustave.
poleska, à part. L'intendant ne m'a point trompée, ils sont d'intelligence. Ah ! je me croyais bien malheureuse, et leur vue me fait éprouver des tourments que je ne connaissais pas.
gustave. Vous avez voulu notre séparation.
poleska. Oui, sans doute, et je la veux encore.
gustave. Dans un instant vous serez satisfaite; vous allez partir, on va vous ramener auprès de votre père.
poleska. C'est tout ce que je désire.
gustave, d'un ton de reproche. Poleska!
poleska» Laissez-moi, Monsieur, je ne suis plus \otre femme.
gustave. Ainsi donc, près de me quitter pour jamais, je n'obtiens pas un regret, pas un seul mot.
poleska, lui faisant encore signe delà main. Adieu.
gustave. Quoi, rien ne pourra fléchir un pareil ctraelère ! Ecoute, si tu me repousses encore, si tu ajoute, un seul moi, un seul geste, de mépris, je jure ici qui- tu m'auras vu pour la dernière fois: et tu pleureras nu jour sur cet hymen que tu as voulu rompre. [Polesiui gcuvle le eileneei Gustave, qui est prêt à e'élugner, revient près d'elle et se met à genoux.) Poleska, je te demande grâce pour toi-même.