‹ Å’uvres illustréesChapitre 1027 sur 1154 · SCENE X · texte numérisé non relu

SCENE X

HORTENSE, HENRIETTE, tenant la lettre à distance , et la regardant sans oser l'ouvrir.

Henriette. Vois-tu déjà, à propos de cette lettre, les j regards malins et peut-être les observations de ta femme de chambre!..

hortense. Que m’importe... si lu savais ce que j’é- ! prouve...

Henriette. Je crois bien... le cœur me bat... d’émo- ! tion...

hortense. Et moi donc.!., et cependant cela n’est pas sans charme.

HENRIETTE. Un charme qui fait peur... il vaudrait peutêtre mieux ne pas lire.

hortense. Non... non... il faut tout savoir!

Henriette. C’est toi qui le veux?

hortense, avec résolution. Oui... brise ce cachet.

Henriette. C’est fait!., une singulière écriture... toute | renversée.

hortense, avec impatience. Une écriture espagnole! Henriette. C’est juste!.. (Lisant.) « Vous savez tout, I

« Madame... vous connaissez la passion qui me brûle, I

« qui m’enivre, qui égare ma raison... » ( S'arrêtant .) Je I n’ose pas achever... car si cela commence ainsi...

hortense, lui arrachant la lettre. Eh! donne donc? (Lisant.) « Je voulais mourir avec mon secret, c’est vous « qui l’avez découvert... Ce portrait sur lequel se sont v arrêtés vos yeux... »

HENRIETTE. Comment... il saurait déjà que nous avons regardé...

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