SCENE X
A flanche du théâtre, MANUELA, ZARAH, LORENZO i)E VASCONOELLOS, causant ensemble. A droite, ZUNIGA , FABIUS, OTTAVIO et quelques Jeunes Seigneurs, occupés sous l’auvent de l'hôtel, erie à prendre du café. Par le fond, précédé de Pages et d'une escorte brillante, parait RICCARDO; nus Dames et des Bourgeois de. la ville, qui se rendaient à la promenade du châle tu, s’arrêtent et regardent son arrivée.
FINALE
zuniga, à demi-voix, aux dames.
Voici ses valets et ses pages.
fabius ET OTTAVIO, apercevant Riccardo qui entre, vont au devant de lui, et lui tendent la main.
C’est bieu lui, je le reconnais !
zuniga, s'approchant de Fra Lorenzo et lui montrant Riccardo.
Sa longue absence et les voyages N’ont point du tout Changé ses traits.
Ne trouvez-vous pas ?
fra lorenzo, naïvement
C’est possible 1
Mais moi qui ne l’ai jamais vu...
zuniga, à Fra Lorenzo.
C'est juste!
riccardo, troublé, et rendant les saints a Ottavio et aux jeunes seigneurs.
A votre accueil... Messieurs... je suis sensible:.. zuniga, bat, à Riccardo.
Allons, du cœur!., te voilà trop ému !
riccardo, à demi-voix et tremblant.
C’est un mensonge !..
zuniga, de même.
Eli non!., une innocente ruse Qu'on pardonne à l’amour, et que l’amour excuse !
Fais-toi d'abord aimer, je réponds du pardon!
riccardo, de même.
Ah! s’il était vrai!
zuniga, de même.
Pourquoi non?
{A haute voix.)
Je veux te présenter!
FRA lorenzo, passant et le prenant par la main pour le conduire à Zarah.
Honneur que je réclame !
zuniga, bas, en riant, à ses amis.
C’est bien plus gai !..
fra lorenzo, présentant Riccardo à Zarah.
Voici, Madame,
Juan de Guimarens, issu du sang royal.
Beau cavalier !
(A demi-voix.)
Comment le trouvez-vous ?
zarau, d'un air indifférent.
Pas mal!
Comme les autres du reste !
(Le regardant plus attentivement.)
Non!., il est mieux cependant.
zuniga. s'avançant près d’elle, d'un air railleur.
Et pourquoi?
zarah, le regardant avec dédain.
Il a l’air plus modeste!
ottavio, bas à Zuniga.
As-tu compris?
zuniga, de même.
Très-bien!., cela s’adresse à moil zuniga et ses amis, à demi-voix.
C’est lui que nous préfère Cette beauté si fière;
Tout va bien! tout va bieu!
Quel bonheur est le mien!
Sa grâce et son maintien Ne font soupçonner rien.
Tout va bien ! tout va bien !