‹ Å’uvres illustréesChapitre 145 sur 1154 · SCENE Y · texte numérisé non relu

SCENE Y

Les précédents, TAO-JIN.

tao-iin, entrant sur la pointe des pieds. A merveille... je m’attendais à vous rencontrer ensemble.

yanko, à Peki. Vous lui avez donc tout raconté? peki. Êh! mon Dieu oui! quand on ale même mari, on se trouve liée tout de suite.

LE CHEVAL DE BRONZE

tao-jin, avec sentiment. Et puis quand le malheur vous rassemble! quand toutes deux et le môme jour on est veuve... ( D'un air indifférent.) Car décidément je ne crois pas qu’il revienne de si loin., mais enfin, si cela arrivait, je ne veux pas qu’il vous retrouve ici. peki. Non, Madame.

tao-jin. Pour que personne ne puisse vous reconnaître ni savoir ce que vous êtes devenue, vous vous procurerez d ici à ce soir des habillements d’homme... yanko. Je m'en charge !

tao-jin. Puis, à la nuit close, vous trouverez à la porte du jardin mes gens et mon palanquin, qui vous transporteront au pied de la montagne d’Or, dans un palais qui m’appartient, où un bonze, à qui vous remettrez ces tablettes, vous mariera sur-le-champ.

peki. Quel bonheur!., et vous, Madame?

tao-jin. Je retourne dès demain à Pékin, près de quelques amis, pour y passer le temps démon deuil... (Gaiement.) G est bien triste... mais enfin il faut se faire une raison ..

peki. C’est ce que je me dis... et quant à la colère de mon père... une fois le mariage fait...

yanko. Je n’aurai plus peur de lui! (On entend Tchin- Kao appeler en dehors.) Yanko !

yanko, effrayé. Ah! mou Dieu! il appelle! (Peki sort par la gauche et Yanko par la droite.)

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