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SCENE VII

Les précédents, ARTHUR.

TRIO

Arthur, à la cantonade.

John, avec la voiture attendez à la porte.

iQATHB. Jo n’en parle jamais... et j’y pense toujours! — Scène 5.

DARMENTIÈRES.

Eh! mais... c’est lord Arthur! c’est un de mes clients.

ARTHUR

Moi-mème, cher docteur.

DARMENTIÈRES.

Voyez comme il se porte !

ARTHUR

Je ne vous ai pas vu, je crois, depuis longtemps.

DARMENTIÈRES, souriant.

C’est peut-être pour ça... Vous venez, je suppose,

En ces beaux magasins acheter quelque chose.

(A Delaroche.)

Faites-le payer cher.

delaroche, avec indignation.

Monsieur...

DARMENTIÈRES.

C’est pour son bien.

Il n’a qu’un seul défaut : il est propriétaire De quelques millions dont il ne sait que faire.

delaroche, soupirant.

Ah! il est bienheureux.

darmentières, vivement.

Que dites-vous !

delaroche.

Moi, rien.

darmentières, l’observant.

D’où vient qu’il a pâli?

ensemble, darmentières, à part.

Je n'y suis pas encore ;

Mais sachons découvrir Le mal qui le dévore Et que je veux guérir.

delaroche, à part.

Mon malheur qu’on ignore Va donc se découvrir!

Quand on se déshonore On n'a plus qu’à mourir.

Arthur, à Darmentières.

Vous que j’aime et j’honore,

Ce soir j’allais partir.

Et vous revoir encore Me cause un grand plaisir.

delaroche, à Arthur.

A vos ordres, Monsieur, me voilà... quelle étoffe Voulez-vous qu’on vous montre?

ARTHUR

Aucune.

LA MÉDECINE SANS MÉDECIN

delarocue, étonné.

Eli quoi ! vraiment?

ARTHUR

Jo ne tiens pas au luxo.

DARMENTIÈRES.

Oli ! c’est un pbiloso, ho.

DELAROCHE

Qui vous amène alors ?

ARTHUR

Je viens pour un paiement ;

Une lettre de change.

DELAROCHE, troublé.

O ciel!

darmentières, l'observant.

D’où vient son trouble?

ARTHUR

Dix millo francs!

delaroche, à part.

Grand Dieu !

[Saut.)

Mon caissier est sorti;

Mais dans quelques instants...

daruentiéres, de même.

Ah ! sa pâleur redouble.

DELAROCHE

11 va rentrer...

ARTHun, négligemment.

Très-bien, j’attendrai.

DELAROCHE

Je frémi.

DARMENTIÈRES, l’observant toujours.

J’y suis, jty suis... l’infortuné !

(Montrant la lettre de change.)

Voilà d’où vient son mal : j’ai trop bien deviné ! ensemble.

DARMENTIÈRES.

Ce mal qui le dévore.

J’ai su le découvrir.

Ah ! je l’espère encore.

Je pourrai le guérir.

arthur, à Darmentières.

Vous que j’aime et j’honore,

Ce soir je dois partir,

Et vous revoir encore Me cause un grand p’aisir.

delaroche, à part.

Une heure, une heure encore!

Tout va se découvrir!

Quand on se déshonore

On n’a plus qu’à mourir. (Il fort.)

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