SCENE V
Les précédents, UN DOMESTIQUE, sortant de l’apparterhent à gauche .
le domestique. M. le notaire vient d’arriver.
Vernillac. A merveille, et de suite nous partons pour l'église, où le premier aumônier du roi veut bien officier lui-même. (A Hortense.) Venez, ma belle prétendue ; car on ne peut se passer de vous, pas plus que du marié : c’est l’acteur nécessaire, indispensable.
la marquise, bas, à Vernillac, et souriant. Ce qui n’empêche pas que quelquefois, par la suite, il n’ait des doubles.
Vernillac, souriant avec confiance. Pas ici, je m'en flatte. Venez-vous, marquise?
là marquise. Je vous suis.
lè domestique. Il y a quelqu’un qui arrive de Paris, et qui demande à parler à Madame.
là Marquise. Qu’il attende : nous verrons après la célébration.
le domestique. Il dit qu'il est au service de Madame, et qu’on le nomme Gaiifard. [Le domestique sort.)
là marquisè. Gaiifard! ah! oui, un serviteur qui m’est dévoué, et à qui j’ai des ordres à donner. ( A Madelon.) Dites-lui d’entrer. ( A Vernillac.) Vous permettez...
vernillac. Je vous en prie, faites comme chez vous. ( Ver nillac a pris la main d’ Hortense, il entre dans l'appartement à gauche. Madelon est sortie par le fond.)