SCENE Vil
Les précédents; ARPAYA, rapportant les manteaux.
arpaya. La chambre de monsieur le comte est prête.
ALBERT. C’est bien, je vous suis.
arpaya. Si ces messieurs veulent à souper, je les prierai de le dire ; car ici on ne doit que le logement.
Rodolphe. Je n’ai besoin de rien; d’ailleurs, s’il le faut, j’appellerai.
arpaya. Il ne serait plus temps, car la règle de l’hospice veut qu’à minuit précis tous les voyageurs soient renfermés dans leurs chambres, jusqu’au point du jour.
albert. Et pourquoi?
arpaya. La sûreté de la maison l’exige : on n’a pas toujours aussi bonne compagnie qu’aujourd’hui, et l’on reçoit souvent, sans le savoir, des bandits de la Romagne, lazzaroni, etc.
Rodolphe. Cela suffit, je De veux rien; enfermez-moi dès à présent si vous voulez.
arpaya. Non, Monsieur, à minuit seulement, c’est la règle; et la règle avant tout.
Rodolphe, à Albert. Adieu, à demain!
albert. Au point du jour je viendrai vous réveiller.
FIORELLA
( Arpaya prend la lampe qui est sur la table, la donne à Albert en le reconduisant jusqu’à la porte. Le théâtre s o trouve de nouveau dans l’obscurité.)