‹ Å’uvres illustréesChapitre 464 sur 1154 · ZERBINE, FIORELLA · texte numérisé non relu

ZERBINE, FIORELLA

fiorella. Je ne puis résister à mon impatience; le malheur même est moins terrible que l’incertitude. Zerbine, il n’est pas venu ?

zerbine. Qui, Madame ?

fiorella. Lui! Rodolphe.

zerbine. Non, vraiment!

fiorella. Il n’a pas envoyé?

zerbine. Non, Madame.

fiorella. Il aura été blessé; peut-être même... c’est moi qui serai la cause de sa mort; et point de lettres, point de nouvelles; si j’ai suspendu mes projets, si je suis revenue ici chez moi , c’est que je ne pouvais m’éloigner sans savoir l’issue de ce combat, sans connaître au moins... (A Zerbine .) Et Albert u’a-t-il point paru? zerrine. Non, Madame.

fiorella, à part. Tant mieux, je respire! zerbine. Depuis que Madame est rentrée ce matin, il n’est venu ici...

fiorella, vivement. Qui donc?

zerbine. Que Piétro, ce Napolitain dont je vous ai parlé, et qui m’a remis pour Madame ( Les montrant sur la table.) ces papiers importants.

fiorella. Tais-toi; j’entends une voiture; oui, je ne me trompe pas; elle s’arrête à la porte de l’hôtel.

zerbine, regardant par la fenêtre. Madame, Madame, réjouissez-vous.

fiorella, avec joie. Il se pourrait!

zerbine. C’est M. Albert lui-même.

fiorella, tombant sur un fauteuil. Albert! c’est fait de moi! Rodolphe n’est plus!

zerbine. Eh bien! Madame, qu’avez-vous donc? fiorella. Rien! laissez-moi. ( Zerbine sort.)

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