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SCÈNE XIII

Les précédents, GIANETTA.

gianetta, avec empressement. Ah! mon ami, je vous revois! Vous avez dû comprendre ma position; je ne pouvais, devant le cardinal et son neveu, vous expliquer...

gcinbmumni, lu » faisant signe de se taire. Hum! brrrr...

cianetta. Mais enfin, je suis libre... et puisque le hasard vous rend à ma tendresse...

gertrude, étom lée. Comment?

cianetta. Eh! sans doute... c’est lui... c'est mon mari.

guimbardini, à part. Voilà le coup d’archet parti! diables de femmes!

Gertrude. Votre mari?

guimbardini, d'un air froid. Qu’est-ce que c'est? Permettez, mon cher monsieur, c’est-à-dire signora, vous me prenez pour un autre, je ne vous connais pas. gianetta. Comment?

guimbardini, bas, d sa femme. Ne dites rien, vous saurez pourquoi, chère amie.

gertrud::. Vous ne le connaissez pas, et vous venez de m’assurer...

guimbardini, embarrassé. Oui, que l'on m’avait confié, c’est vrai; mais personnellement, je n’y suis pour rien.

gianetta, émue. Comment! Monsieur, vous n’ètes pas mon mari?

guimbardini. Je ne l’ai jamais été, je puis le jurer... (Bas, d Gianetta et passant à sa droite.) Calme-toi; je suis foreédevant le monde... Femme adorée, je t’aime plus que jamais.

Air des Amazones.

(A part.)

C’est fait de moi ! quel embarras j'éprouve !

Beauté fatale, et source de mes pleurs...

Que je la perde ou que je la retrouve,

L’hymen pour moi n’offre que des malheurs ;

J’ai débuté d’abord par des voleurs...

Je la revois... encor nouvel orage !

De la prison me voilà menacé...

Comme ut doit donc finir ce mariage? » ,. . .

Moi qui n’ai pas encore commencé. j ^ '

Je n’ai pas, je n’ai pas commencé. (6m )

Aussi, il n’y a qu’un moyen de sortir de là... Je m’en vas... ( H fait quelques pas vers la porte.)

gianetta, les larmes aux yeux. Quelle indignité! m’abandonner une seconde fois quand j’ai tant besoin de conseil... quand le prince... encore tout à l’heure...

guimbardini, qui s’éloignait, revient promptement, et se place entre Gianetta et Gertrude. Hein! le prince!.. Qu'est-ce qu’il y a?

gianetta, avec dépit. C’est inutile, puisque vous u’ètes pas mon mari !

guimbardini. Si fait... je veux savoir... gertrude. Vous voulez?.. Mais alors, vous avez donc ! des droits?

guimbardini. Aucun, c’est-à-dire que dans son in- ! térèt... (Bas, à Gianetta.) Chère amie, de la mesure, delà mesure, je t’en supplie. (Haut.) Parce que moi d’abord... c’est toutsimple... une jeune femme... l’hu- I inanité... la sensibilité... le château Saint-Ange... (A part.) Je ne sais plus ce que je dis. gertrude. C’est Monseigneur.

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