‹ Å’uvres illustréesChapitre 55 sur 1154 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

Le9 précédents, LA MARQUISE.

la marqi'ise, A part. Ici, ensemble! tous les deux. (Allant avec colère à Saint-Brice.) Eli quoi! Arthur, vous osez...

saint rrice. Qii’avcz-voils ? vous êtes tremblante? la marquise, cherchant à se remettre. Oui, d'effroi pour vous! imprudent que vous Êtes, la compromettre ainsi! saint rrice. Ab! vous avez raison.

la marquise. Verniliac a des soupçons, il se doute quo vous son rival; oh le lui a dit, ou il l’a deviné, je ne sais comment. Mais 11 cherchait Hortense, il la demandait. Il peut monter eft ret appariement.

saint-bricei Qli’il vienne ; c'est à lui de trembler. Qu'il redoute mou désespoir, ma vengeance!

uortense. Ô Ciel!

la KARQiisih Arthur, y pensez-vous! songez à si position, à la vôtfe. fsoyez prudent. Heureusement, je suis avec vous, et il n'y a plus rien à craindre. Mais tout à l’heure, là, en lélc-à-tète... (.1 part.) J’ai peine à ino contenir. (A Saidt- Brice.) Pardon, c’est plus fort que moi ; je su s si émue...

saint-rrice. Autant que noils , en effet. (Lui prenant la main.) Notre amie!

noRTENSE. Notre seule amlë !

la marquise. Rentrez au Sdlon, où il ue faut pas que votre absctice se prolonge plus longtemps.

uortense. Oui, Madame. (A Saint-Brice.) Adieu, Arthur, adieu pour jamais.

saint-brice, lui baisant la main, qu'il ne peut quitter. Adieu.

la marquise, à part. Et devant moi! Ah! je me sens mourir. (A Saint -Brice.) Eloignez-vous, il le faut.

saint-brice, regardant Uortense, qui vient de sortir. Ah! maintenant je vous le promets.

LA marquise. Et pour en être plus sûre, c’est avec moi que vous partirez. Je vous emmèue.

saint-brice. Vous le voulez, et je vous en remercie. Votre présence, votre amitié peuvent seules adoucir mes peines.

la marquise. Demandez mes chevaux, ma voiture, et revenez me donner la main.

saint-brice. Oui, Madame, oui; ah! je suis bien malheureux! (Il sort.)

la marquise. Et moi donc!., mais, grâce nu ciel, mes' tourments finiront. (Avec satisfaction.) Séparés maintenant, séparés pour jamais! et bientôt peut-être... ( Avec joie.) Ah ! oui. Qui pourrait s’y opposef... (Se retournant vers le fond.) Ah! c’est cë Galifard!

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