SCENE XX
LE COMTE, ISOLIER, cachés; RAGONDE, URSULE, les autres Dames, arrivant par le fond avec des flambeaux.
Air : Ah! quel scandale!
CHŒUR
Ah! quel scandale abominable!
Ah ! quelle horrible trahison !
Vit-on jamais rien de semblable?
LA COMTESSE
Répondez-moi, qu’avez- vous donc?
ragonde. Madame, ces pèlerines...
la comtesse. Eh bien! où sont-elles?
ragonde. Elles sortent de table; mais qui s’cn serait jamais douté?
Air du Calife, de Bagdad.
Ah! qui jamais pourrait le croire?
Quelle honte pour ce saint lieu !
En passant près du réfectoire,
J’entends : Morbleu, sanbleu, parbleu!
Lors je m’approche avec mystère :
Ces dames buvaient à plein verre,
En criant : Guerre à la beauté.
Vivent l’amour et la gai lé!
la comtesse. Guerre à ta beauté !
ragonde. J’ai compris quel danger me menaçait; j’ai été sur-le-champ prévenir ces daines, et nous accourons toutes. Tenez, ne les entendez-vous pas? (On entend en dehors.)
Chantons le vin et la beauté ;
Vivent l’amour et la gaité !