‹ Å’uvres illustréesChapitre 712 sur 1154 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

HENRIETTE, seule, regardant autour d’elle. AIR.

Ah! qu’il fait froid... ah! qu’il fait froid. . Mon trouble à chaque instant s’accroît...

Je meurs de peur... je meurs de froid .. (Grelottant et soufflant dans ses doigts.)

Ah ! ah! ah! ah ! qu’il fait froid...

(Regardant du côté de la chapelle.)

J’ai dù quitter cette sainte demeure...

(Regardant de l’autre côté.)

Il avait dit : Dans une demi-heure..

Elle est passée... et depuis bien longtemps!

Et je suis seule... et j’attends... oui, j’attends! D’un grand seigneur est-ce l’usage?

Ah! c’est bien mal... lui qui devrait

LA NUIT DE NOËL

Le bon exemple... Ali! si c’était Un simple amoureux de village,

Depuis longtemps il m’attendrait...

Ah! qu’il fait froid... ah! qu’il fait froid.. •

Mon trouble à chaque instant s’accroît...

Je meurs de peur... je meurs de froid...

( Regardant autour d’elle avec terreur .)

Et seule dans ce lieu sauvage...

Lorsque vient de sonner minuit...

Si j’allais voir, comme on le dit.

L’ombre de quelqu'un du village.

(S’éloignant avec crainte et s’avançant au bord du théâtre.)

Ah! mon trouble s’accroît.

Ça commence... il me semble.

Car d’avance je tremble...

Oui, je tremble... je tremble...

Et ce n’est plus de froid...

(bille remonte de quelques pas et s? aperçoit que la neige tombe de nouveau.)

Sur moi je sens tomber la neige...

(Regardant vers le fond si le baron arrive.)

S’il ne vient pas, comment donc partirai-je?

Pour l’attendre promenons-nous.

Allons, promenons-nous.

Ah! qu’il est doux... ah! qu’il est doux De donner des rendez-vous...

(Elle a disparu dans le fond vers la gauche, en allant au-devant du baron.)

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