‹ Å’uvres illustréesChapitre 723 sur 1154 · SCENE · texte numérisé non relu

SCENE

Les précédents, VELASQUEZ.

Velasquez. Voyez si elle viendra!.. Où est-elle?.. J’en étais sûr... à perdre son temps.

perdican Au contraire, elle causait avec moi. velasquez. Ah! bonjour, Perdican... Vous causez souvent ensemble?

perdican. Et vois comme tu es injuste... nous causions de toi.

velasquez. Ce n’est pas de son maître, mais de son ouvrage, qu’elle doit s’occuper... de cet atelier qu’elle devrait ranger...

palomita. Tout est en ordre.

perdican, à Velasquez. Il est rangé, ton atelier! velasquez Enfin, démon déjeuner que j’attends... car il est midi pour le moins... et je me sens là un appétit... palomita. Le déjeuner est prêt, mou maître... perdican, de même. Il est prêt, ton déjeuner. talomita. Et je vais vous le servir.

velasquez, brusquement. C’est inutile... je n’ai plus faim... Laisse-moi!.. Tu viendras ici... à deux heures... j’ai à te parler.

palomita. Mais il faut pourtant que vous preniez quelque chose.

velasquez. Je n’ai besoin de rien... que de mes pinceaux... de ma palette, et elle n’est pas prête. palomita, la lui présentant. .La voici.

velasquez, déconcerté, et regardant autour de lui. Ah!.. Eh bien!.. Alors...

perdican. Il ne sait plus que dire!

palomita, voyant qu’il cherche autour de lui. Que voulez-vous?

velasquez. Que tu t’en ailles!

palomita. J’obéis, maître, j’obéis... je reviendrai à deux heures. (Velasquez s’est placé devant un chevalet et essaie de travailler ; pendant ce temps Palomita s’est approchée de Perdican.)

palomita, à Perdican, à demi-voix.

Quel bruit! . . vous venez de l’entendre,

Pour son repas !

Et, quand il n’a plus qu’à le prendre.

Il n’en veut pas!

Comment jamais le satisfaire?

(Velasquez a quitté son chevalet , s’approche d’eux et écoute.)

Il est méchant!., il est colère!..

(Velasquez fait un geste de menace.) palomita, s’adressant vivement à Velasquez d’un air suppliant.

Non, non, pardon!..

Vous êtes bon.

Bien bon,

Très -bon...

Ne vous mettez pas en fureur.

I g LA CHANTEUSE VOILÉE. 73

TBU9QUEZ, Non, esclave, à genoux, à genoux ! — Seine 5.

[A mains jointes .)

Mon doux seigneur !

DEUXIÈME COUPLET

(A Velasquez.)

S’il faut de chez vous que je sorte,

Je m’eu irai.

( A Perdican.)

Voilà de nouveau qu’il s’emporte!

[A Velasquez.)

Je resterai!

(A Perdican.)

Ce mot redouble sa colère!

Mais voyez donc quel caractère!

( A Velasquez qui fait un geste de colère.)

Non, non, pardon.

Vous êtes bon.

Rien bon Très-bon...

( Geste de colèrede Valasquez.)

Ne vous mettez pas en fureur,

Mon doux seigneur !

Oui, je m’en vais, mon doux seigneur!

( Elle sort par la porte à gauche qui mène à sa chambre.)

Page 1