SCENE VII
VELASQUEZ, seul.
RÉCITATIF
Il l’aimait!., il l’aimait! et loin de ma demeure Il l’emmène... il l’épouse... et moi je l’ai permis!
O printemps qui s’éloigne! ô beau ciel que je pleure !
O mes rêves d’amour, soyez anéantis!
CANTABILE
Pour moi plus d’espoir, d’amour ni d'ivresse;
Adieu bonheur, et sans retour!
Te perdre à jamais, ma belle maîtresse.
C’est perdre, hélas! plus que le jour!
A mon talent, à mes pinceaux Elle seule me faisait croire.. .
Sa vue inspirait mes travaux,
Et son amour c’était la gloire!
Pour moi plus d’espoir, d’amour ni d’ivresse, etc., etc.
RÉCITATIF AG1TATO.
Eh ! pourquoi donc, pourquoi, l’orage en mon cœur gronde. Me laisser enlever ce trésor à mes yeux?
Ma servante!., eh! éju’importe?. . ô préjugé du monde,
Je vous brave et j’aurai l’audace d’être heureux!
(Avec exaltation.)
Oui... oui... courage! ayons l’audace d’être heureux! j
* CAVATINE
Trésor de jeunesse,
Gentille maîtresse.
Qui n’as pour richesse Que tes seuls appas!
Fleur nouvelle,
Fraîche et belle.
Tu m’appartiendras !
Oui, toi que j’adore,
Rose à ton aurore.
Fleur qui viens d’éclore.
Tu m’appartiendras !
(A la fin de cet air le jour a baissé, et Von entend au dehors un bruit qui va toujours en crescendo et éclate au moment où Perdican paraît à la porte du fond, entraînant par la main une femme voilée.)