‹ Å’uvres illustréesChapitre 728 sur 1154 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

VELASQUEZ, PERDICAN, LAZARILLA.

velasquez. Que vois-je! Perdican! et cette femme voilée !..

perdican. Tais -toi ! tais-toi! On nous poursuit... le peuple est sur nos traces! ( L’orchestre , qui avait éclaté avec force, s’apaise en ce moment et continue à jouer pianissimo, pendant la petite scène suivante, et le crescendo ne recommence qu’à la fin de la scène pour éclater de nouveau à la scène IX, à l’entrée du peuple.) perdican, montrant Lazarilla. Où cacher la senora?.. velasquez, indiquant la chambre à gauche à Lazarilla. Là... chez Palomita, ma servante... Entrez, entrez, vous y serez en sûreté... ( Refermant vivement la porte.) Enfermez-vous... et au verrou.. (Parlant à Palomita à travers la porte.) Palomita!

palomita, en dehors et répondant. Qu’y a-t-il, maître... et quelle est cette dame ?

velasquez. Veille sur elle! cache-la bien ! palomita, en dehors. Oui, maître. . Soyez tranquille...

VELASQUEZ, PERDICAN, Seigneurs et Gens du peuple.

Elle est ici, qu’on nous la rende!

Malheur à qui la retiendra!

C’est le peuple qui la demande.

tous, appelant.

Lazarilla! Lazarilla!

(Quelques seigneurs vont frapper à la porte de la chambre de Palomita, à gauche. Palomita ouvre cl fait

LA CHANTEUSE VOILÉE

signe qu'ils peuvent entrer, puis elle s’approche de Velasquez et de Pcrdican et semble leur dire en pantomine : iVe craignez rien! — Les seigneurs sortent presque aussitôt de la chambre en indiquant qu’ils n’ont pas trouvé la chanteuse. — Alors, tous disparaissent par la porte à droite et sont censés monter dans les étages supérieurs, car, après leur sortie, on entend encore, mais moins fort, le cri de :

Lazarilla!

Lazarilla!

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