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SCENE X

GÉRALDINE, endormie sur le divan à droite; LEROI. le roi, s’approchant de Géraldine qu’il regarde.

Que de grâces! que de charmes!

Par les amours enviés.

Les dieux te rendraient les armes.

Et les rois sont à tes piés.

Et notre favori, qui jaloux dissimule,

Et veut à nos regards cacher tant de trésors.

Lui ravir ce qu’il aime!.. Est-ce bien?..

(Il s’arrête et reprend vivement.)

Vain scrupule!..

En la voyant si belle, il n’est plus de remords !

Que de grâces! que de charmes!

Par les amours enviés.

Les dieux te rendraient les armes,

Et les rois sont à tes piés.

(Géraldine fait un mouvement, le roi tressaille.) Elle s’éveille!.. Non!., elle lutte en rêvant Contre l’effet de ce philtre puissant!

DUO

Géraldine, à moitié endormie.

Je crois le voir! je crois l’entendre!

Par lui je sors du noir séjour!

Le ciel pardonne et vient me rendre Et sa présence et son amour!

Tony! Tony!

le roi, l’écoutant.

Que dit-elle?

C’est toujours ce Tony qu’elle aime, qu’elle appelle ;

Ce n’est donc pas Salisbury !

Géraldine, continuant toujours son rêve.

Je te revois! l'enfer en ciel se change!

LE ROI

Et loin de trahir un ami.

C’est au contraire ici moi qui le venge!

Géraldine, qui s’est levée, s’avance comme en extase. Tony! Tony!

le roi, lui tendant la main.

Me voici !

GÉRALDINE

C’est bien toi... n’est-ce pas?

LE ROI

Plus d’absence!

GÉRALDINE

Plus de trépas !

ENSEMBLE

Délices étranges!

Et dont la douceur Du bonheur des anges

Enivre { mon 1 cœur!

• son J

Oui, j mon | œil découvre ’ 1 son )

Célestes lambris!

C’est le ciel qui s’ouvre,

C’est le paradis !

le roi, tombant à ses pieds.

Oui, c’est ton amant, c’est ton roi.

Qui ne veut vivre que pour toi!

ENSEMBLE

Délices étranges,

Et dont la douceur Du bonheur des anges Enivre mon cœur!

Mon œil vous découvre,

Célestes lambris !

C’est le ciel qui s’ouvre,

C’est le paradis!

(Après cet ensemble, Géraldine, soutenue par le toi, fl revient s’asseoir sur le divan où elle se rendort.) 1

LE PUITS D’AMOUR

Les mêmes, NOTTINGHAM.

{La musique continue pendant le rapide dialogue qui suit.)

nottingham, entrant vivement par la première porte à gauche. Sire1.. Sire!., fuyez!., nous sommes découverts!.. le shérif et ses constables sont descendus par le puits ..

le roi. S’ils trouvaient le roi ici!., que penseraient-ils? Vite, retirons-nous.,. Mais cette jeune fille ?.. nottingham. Je m’en charge!.. Fuyez, Sire, fuyez! le roi, allant à la porte de l’escalier à droite qu'il essaie d’ouvrir. Fermée... fermée en dehors!..

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