SCENE II
GCETHE, seul. Moi, appelé par le prince! moi installé à la cour... est-ce une illusion... ou plutôt mes rêves de jeunesse et de poésies, ces rêves inspirés par Marguerite, commenceraient-ils donc à se réaliser?.. O mon ange gardien !.. ô mon seul guide! Marguerite, c’est toi qui as décidé de mon sort, et quand mon esprit hésitait incertain sur vingt sentiers différents où allaient s’égarer mes pas... un seul de tes regards a illuminé la route, et m’a montré celle qu’il fallait prendre... Poète!., m’as-tu dit, lève-toi et marche!.. Oui, tu m’as fait poète... car ton image, toujours préseute à mes yeux et à mon cœur, anime tous les tableaux que crée mon imagination... oui, dans ces ouvrages que j’ai là... (Portant la main à son front.) que je vois... qui existent... c'est toi, Marguerite... toujours toi.
air : Un jeune Grec.
Portrait divin, ô doux reflet des cieux,
Toi que je trace en traits de flamme Pour t’admirer... chacun aura mes yeux,
Et pour t’aimer, ils auront tous mon àme !
Oui, Marguerite, oui bientôt contemplant Tant de beauté, d’amour et d’innocence.
Ils s’écriront : Ah! quel tableau charmant,
Ah! quel chef-d’œuvre!., et moi, te regardant.
Je dirai : Quelle ressemblance !