‹ Å’uvres illustréesChapitre 933 sur 1154 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

LE COMTE, seul. Pauvre enfant! Oui, je garderai son secret, je l’ai juré, et quoique j’en veuille à Fabio de me faire attendre, je protégerai leurs amours, pour que le ciel protège les miennes, qui en ont grand besoin... Quelle folie!., aimer la plus belle personne de la cour, et la fille de mon ennemi mortel... du ministre qui a juré ma perte... Qu’importe! s'il me permettait d’aimer sa fille et de le lui dire .. Mais ne la voir que de loin... à la cour... Heureux lorsque je puis lui serrer la main dans un bal, ou lui adresser, dans un concert, quelque ro-

mance ou quelque ariette, dont elle seule peut deviner le sens!.. Aussi, poète et musicien amateur, je me surprends à composer partout où je suis... Et si la mansarde de Fabio, et surtout son génie, pouvaient m’inspirer la fin de cette bercarolle,.. (Il lire un papier de sa poche. — On entend une ritournelle vive et animée.) Hein? qn' vient là?,. Fabio !..

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