‹ Å’uvres illustréesChapitre 958 sur 1154 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

FABIO, entrant par la droite avec précaution, comme s’il craignait d’être aperçu. Leurs sentinelles avaient beau me défendre les portes du palais... je suis entré... La marquise a refusé de me voir et de m’entendre... Je le conçois... elle me regarde comme un traître qui a dénoncé celui qu’elle aime... Mais ici, dans la demeure de notre souveraiu... il y a, dit-on, une fête, un concert... Elle y viendra... je lui parlerai... à elle, au ministre... à tout le monde... Il faut que je sauve mon frère... il le faut... car ils disent lous qu’il est condamné, dépouillé de ses biens... jeté dans un cachot... Et pour quel crime?.. Comment le savoir... à moins de le demander au prince lui-même!.. (Ecoutant.) On vient de ce côté... et si l'on m’aperçoit, on me chassera de ce palais où je n’ai pas le droit de pénétrer... Battu... tué même!., ce ne serait rieu...mais ne pas voir mon frère ... mais ne pas le sauver!.. Mais en attendant, où me cacher !.. Ah ! là. .. (fl se cache à gauche, au premier plan, sur l’escalier qui conduit à la terrasse, de manière cependant à être vu du public.)

Page 1