‹ Aux embuscades de la vieChapitre 36 sur 42 · DANS L'A MU LU 3:U · texte numérisé non relu

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étaient peine perdue et que les deux « amoureux » n'avaient point de confidences à se faire. La situation s'en trouva sin^j^ulièrenicnl simplifiée. Ce voyage de noces à trois, comique au fond et d'ailleurs, exempt des mauvaises pensées où pouvait s'amorcer un drame éventuel, devint la promenade heureuse d'une élite de bons camarades exempts de soucis, tout au phiisir de vivre et d'échanger leurs impressions de nouveautés. Pour Berthe et pour Octave, dont la seule présence de René avait éteint l'inimitié naissante, leur voyage de noces, lorsqu'il leur arriva plus lard d'y reporter leurs souvenirs, ne commençait vraiment qu'à partir de Philae.

L'excursion achevée, Ocla\e ni Berthe ne consentirent que René s'esquivât à Marseille, comme il aurait voulu, et la rentrée à Irois parut tout aussi naturelle aux jeunes époux que le départ à deux dont quelques semaines avaient fait déjà une histoire lointaine. Il fallut bien se séparer à la gare.

— A demain, dit Berthe, en serrant la main de René. Au moins, venez de bonne heure. Octave a de slupides rendez-vous d'affaires. Que deviendrais-je sans vous.

— Oui, rends-moi ce service, ajouta Octave tout bas à l'oreille de spn ami. Tu devines mes rendez-vous d'affaires. Après deux mois de prison, j'ai droit à quelque liberté.

— A demain!

— A demain!

— De bonne heure!

— De bonne heure!

Que de fois ces paroles devaient être entre eux répétées!

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