A L'ÉCOLE
toire dans lesquels le venin se glisse sous les apparences de la modéra lion, et ces livres de lecture où tout se trouve, sauf les noms adorables de Dieu et de Jésus-Christ. On adopte de préférence et on met dans la main des enfants des livres rédigés dans un esprit chrétien, par exemple des arithmétiques qui comptent aussi bien les choses chrétiennes que les choses profanes, des géographies et des atlas qui mentionnent les évêchés aussi bien que les départements, des histoires de France qui assignent au catholicisme sa place prépondérante et glorieuse dans nos annales, des recueils d'exercices où les maximes chrétiennes brillent au premier rang.
Là enfin, dans l'école chrétienne, la religion est toujours et en tout, non seulement respectée, mais glorifiée. Elle anime les conversations du maître et le travail de Télève. Elle vivifie tout, le calcul et les règles des participes, les leçons les plus indifférentes. Elle pénètre la vie et l'enseignement scolaire, comme le sel qui assaisonne tous les mets. Elle n'est pas un des nombreux éléments de l'école; elle en est l'âme.
Gomme suite aux considérations qui précèdent, nous nous adressons aux parents et nous les supplions de confier l'éducation de leurs enfants à
des écoles chrétiennes, primaires ou secondaires.
Nous nous adressons aux instituteurs et institutrices libres, congréganistes ou laïques, et nous leur demandons de soigner très particulièrement Tinstruction religieuse de leurs enfants.
Nous nous adressons enfin aux curés-doyens et nous leur demandons d'inspecter les écoles libres au point de vue de rinstriiction religieuse, dans la visite annuelle des paroisses de leur canton.
Prêtres et fidèles, fondateurs et directeurs d'écoles chrétiennes, doivent unir leur bonne volonté et leurs efforts pour donner à l'enseignement religieux toute l'étendue et toute la solidité que réclame l'heure présente.