‹ Aux hommes travail nécessaireChapitre 3 sur 88 · VI LA PERSÉCUTION RELIGIEUSE · texte numérisé non relu

VI LA PERSÉCUTION RELIGIEUSE

éléments les plus sains et les plus chers, dans sa foi religieuse, et TÉglise, en se défendant par la parole ou le martyre des siens, défend avec elle-même la patrie outragée et méconnue. » Ces paroles du grand orateur et du grand citoyen que fut Lacordaire sont irréfutables. Nous ne sommes pas les ennemis de la France du passé; la Francedu passé nous doit presque toutes ses gloires. Nous ne sommes pas les ennemis de la France du présent ; la France du présent, dans sa meilleure portion, nous reste fidèle comme nous lui restons dévoués; et ceux-là sont des calomniateurs éhontés qui nous accusent de ne pas aimer notre pays et de le mal servir.

Mais quelques-uns prétendent que nous sommes les ennemis de la République. Ce reproche n'a pas le sens commun. Nous avons dit et répété cent et cent fois que nous respections le régime politique que les Français se sont donné, et personne n'a le droit de mettre en doute notre parole, de suspecter notre loyalisme.

Sommes-nous les ennemis du peuple ? Nous ne travaillons et ne vivons que pour lui, et nos rapports avec les classes riches ont surtout pour but de les apitoyer sur les besoins des classes populaires. Nous aimons, nous respectons et nous soulageons la démocratie ; ce n'est pas nous qui la trompons, qui exploitons sa crédulité et ses souffrances, ce sont ceux qui lui ont promis le milliard des congrégations et qui ne lui en ont pas donné un sou, ce sont ceux qui lui pro-

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