‹ Aux honorables membres du Comité catholique du Conseil de l'instruction publique [microforme]Chapitre 5 sur 10 · IN · texte numérisé non relu

IN

celui de M. l'abbe Verreau. (!) M. Audley, rédacteur de F£daration, journal pédagogique français, qui a suivi attentivement cette question et l'appré jation qu'en font les deux feuilles précitées, fait un rapprochement entre elles et tire ainsi sa conclusion : (2) “Ce qu'il v a de curienx en cette affaire, c'est la façon dont le journaliste français et le journaliste canadien l'apprécient ; on y touche du doigt les différences qui les séparent

“ Monsieur Ouimet, certes, s'exclame l'organe du franc-maçon Ferry, M. Ouimet n'est pas un ennemi des couvents et des institutions libres: c'est un fervent catholique M. Ouimet ne s'en est pas moins trouvé trop libéral, trop laïque pour le Comité catholique du Conseil de l'fastru tion publique du Las-Canada: et celui-ci a décid® que les écoles congriganistes seraient affranchies de toute surveillance de la part de l'autorité civile, mais qu'elles n'en continueraient pas moins à toucher la subvention que leur accorde un gouvernement bénévole

Le Journal de M. Verreau conserve l'esp'rances ; il semble initié aux secrets de l'avenir. “Fest à supposer, dital, que la question sera tranchée par le gouvernement lui-même, lorsque l'année prochaine, en exécution de Ta promesse du premier ministre, À proposera nne loi pour la réorganisation des écoles.”

# Nos inaisons d'éducation ont de légitimes susceptibilités qu'il faut respecter ; mais ilest bien possible de satisfaire en mème temps aux exigences non moins légitimes du publi C'est une affaire de bon vouloir et de compromis.” (°)

La motion de M. Chauveau fut perdue sur division: néa ri moins, à partir de cette époque, elle fat appliquée à notre Cours normal, sans mème “décision spéciale du Comité catholique." Eh! Honorables Mssieu rs, quelles peuvent bien être ces exigences légitimes du publie qu'invoque iei le Journal de M. le Principal de l'École normale Jacques Cartier ?

On supprime les $73 allouces à notre école normale religieuse que sa pauvreis réduit à une seule salle, celle de classe, tandis que l'Ecole normale luique de la méme ville est splendidement logée dans un palais dont la construction coute $95 238.85, et ameublement, $24 949.77! (t)

On supprime les $75 allouées à notre école normale religieuse dont les professeurs vivent de la charité et des privations de leurs confrères, tandis : LI. ; ‘ , e que ceux de PEcole normale Jacques Cartier émargent grassement au Budjet au traitement annuel moyen de $721,70! (1) | (7) A partir du er janvier TRS, le Journal de l'instruction publique à pris Le nom de Journal de UKfueations SA tédaction à passé des mains de M, Donn à celles d'un Comité d'Instituteurs dont le Rév. M. Verreau est président, nous assure-t-on, En janvier IRST, ce journal ajouta à son nom ce soustitre : ORGANE DES INSTITUTEURS CATHOLIQUES DE LA PROVINCE DE QUEBEC, 2) Education, 20 octobre 1880

(3) Journal de l'Education, No à ler « pt. Ina (1) Appendice D

ile

On supprime les 875 alloutes à notre école norinale religieuse dont chaque élève, sur un tel pied de générosit:, coute à l'Etat, somme tonte, S2.11, tandis que ceux de l'E ‘ole normale Jacques Cartier coûtent par an, per ea pita, en moyenne $215.30 1 (1)

On supprime les $75 allou’es à notre école normale religieuse dont tous les éleves se consacrent pour la vie à l'éducation chrétienne de la jeunvsse, tandis qu'une partie de ceux de l'Évoie normale Jatques Carticr ne s'y consa ‘rent que pour qu'iques années en attendant une position plus lurative ! (2)

La plupart embrassent la carrière de l'enseignement, mais peu la poursuivent au-delà des trois années obliratoires. On peut ea juger pur eos chitfres que nous fournit M. le Sarintendant. Depuis 1357, 2334 élèves ont fréqu'ut: Les trois écoles normalis A ncttons qu: la mortalité ait rédait ce» chiffre d'an dixième, on devrait en trouver 2595 actuellement en fonction. M le Surintendant n'accuse, pour 1882-83, que 497 instituteurs larques, dont plus de la moiüié n'ont point fréquenté les écoles normales. De sorte que,aores 26 ans d'expérience et l'énorme sacrifice de plus de vx million quatre cents mille piistres, Va Province ne compterait pas 200 normaliens, c'est-à-dire moins du double de ce qu'a donné notr: cours normal depuis 6 ans.

Où supprime les $75 allouées à notre école normale religicuse dont les clèves sont instruits à se contenter du vivre et du vêtir, fout vœu, selon le Conseil du divin Maitre, de donner gratuitement ce qu'ils ont reçu gratuitement, tandis que ceux de lE'ole normale Jacques Cartier sont informés que “les évoles à bo marché sont une utopie!"

On supprime les $75 allouées à notre école normale religieuse

Dont Pie IX parle en evs termes: ‘Une grande utilité pour l'institut meme des Frères, par conséquent pour l'Eglise de Dieu, provient dr eette œuvre charitable ; ” (©)

Et Léon XIIL: ‘ Vous donnez au Nouverain l’ontife un très utile concours dans toutes les parties du monde pour procurer le salut des âmes par l'éducation chrétienne de la jeunesse, comme aussi en favorisant les intérèts de la société civile, par la culture méthodique des intelligences ; (1)

Et NN. SN. les Evêqu's de la Province de Québec: *Daigne Notre Keigneur Jésus-Christ veiller sur ces chers enfants et leur susciter de nombreux condisciples !... Nous souhaitons que tous les membres du elergé emploient leur sollicitude à découvrir et à fortilier les vocations à ce pieux Institut ” (?)

Qi) Appendice D. :

(2) Voir: Réponse aux remarques de M. l'abbé Verreau, sur le “ Mémoire appuyant la demande d'une école normale dans la ville des Trois-Rivières,” par Mgr L F. Latlèche. €) Bref à Son Éminence le Cardinal Guibert, Archevéque de Paris, 1879. (+) Lettre de Sa Suinteté Léon XI! au Très Honoré Frère Irlide, T880, (5) Lettre collective des Evéques de la Province au frère Armin-Victor, LSTS.

Tandis que reçorvent annuellement &4: 000 les Ecoles Normales, :

Dont Mer de Nt Hyacinthe a éertt Un fuit bien constant, pour ici du moins, c'est que les élèves des écoles normales ne sont pas plus recherchés, ni plus désirés pour la tenue des écoles que les autres. À quoi cela tient-il ? l'robablement à ce qu'ils ne sont pas meilleurs pédagogues que ceux qui sont instruits aüleurs, et qu'ils sont plus difliciles à diriger.” (1)

Dent M. Verreau a dit: “Les instituteurs, pour le catéchisme, la première communion et les autres devoirs religieux aident le curé et doivent s'entendre avec lui |

Méme au point de vue de leur intéret en se rendant utiles aux curés andelà des choses qu'ils sont obligés de fire, comme de louer l'enseignement religieux, ils savent que leurs services seront agréables et pourront leur assurer une protection plus grande. 7 (2)

M. MeMahon. Enspu teur du Comte Jacques Cartier ou se tronve l'Ecole normale de ce nom et un bon nombre des élèves de cette école, consigne cect dans un de ses rapports: * L'on a, m'assure-t-on, quelque part objecté à l'enseignement journalier du catéchisme dans les écoles, sous prétexte que cela nuisnit aux progres des éleves duns les matieres profanes, 701

Est-ce à l'endroit de cette ecole normale religieuse que le publie a des exigences ? C'est fort douteux qu'il ait méme une idée de la manière dont sont répartis les deniers publics pour les écoles, S'il exige qu'elle en soit completement privée, depuis deux ans, 1} doit être satisfait, car, depuis deux ans, la subvention des ST à été retirée, et l'éducation de nos soixante et quelques futurs maitres retombe de tout son poids snr nos Communautés qui reçoivent, par sujet et par an de salaire maximum de 200

Joue borne, Honorables Messieurs à vous Signaler ces faits sans \ ajouter un inot de conmentain

Far parlé d'un salaire maximun de $200 par maitre et par an. Malheureusement, depuis quelques années, ee chiffre est loin d'être atteint. En traitant avec Messieurs les Commissaires d'écoles, tantot nous avons accepté comme partie Intégrante de notre salaire la subvention accordée par le Conseil de l'Anstruction publique, tantot nous l'avons lussée à MM. les Commissaires qui doivent, à l'aide de cette subvention et des taxes, fournir le traitement fixé. Le tableau ci-apres vous donnera une idée exacte de ce mouvement,

(1) Réponse aux remarques de M. Fabhé Verreau sur le Mémoire appuvant la demande d'une école normale dans la ville des TroisRiviéres par Mgr Latlèche

C2) Déposition de M. le Principal de L'Ecole normale Jacques Cartier devant lt Commission Royale, Etendard. 4 avril 88

G@) Rien d'étonnant en celn, puisqu'on a trouvé récemment un Normalien qui faisait apprendre la Marseillaise aux petits enfants.

L'an dernier, le Rév. M. Rousselot. curé de St Jacques, à Montréal, ne put obtenir un frère pour la petite classe de son école, TT adresse à M Verreut qui lui donna un de ses meilleurs maitres, M. Lheureux Ce maître à abandonné ka elasse environ deux mois avant les vacances. Une mére de famille vint se

plaindre au chef du quartier, Le cher frère Placidins que M. Lheureux, au lieu d'enseigner les Prières aux cudants, leur chscignait la Marseillaise,

Subventions accordées aux Frères des Eroles chrétiennes, de 1877 à 1882:

Nom de l'institution, LRTU TT INT Tu TR NTM TI INT UN) isan-n1l1881-02 INN24 | l'otuux, | |

L'INUb 460 ve nent nel ae S d00,,,,,,,8 250$ 908 92258 2258 920$ 1250 Longue}, sos soccocvorves sovoe ‘ 300 ,,,,,,, 250 200 180)! 180 170 ; 120 Troim Rivières, soso sosss ss esta A0! 00 .| 500 500 oo! 500 500 2040 Ste Marie, sde 6 ut nn a at 5 400!,.,,. à 300 250 205 20n 200!! 1500 Note so uoe sosovorooo ee ntéte se es : À: 11) OR 430 ao 300! 400 on 1429 Yumachiche,,,, ,,,,4 nr dé cut ‘ 300! 00000 200 230 200 ET 148 1308 NtJenan—ville, 4 4 osscee coco ose 300 275 200 200 204 1579 Ecole de dessin et des arts, Québec... | 1000 ,,,,,,, 1000 1000! 1000 1000 930 5930 Baie du Febvre,,,,.,,,,4,,, re lisense RAT TILS 150 150! 150! 150 116ll 716 St Grégoire... anni siienmnttlleescrenlienns | 175 lol 160! 150 55 Tlo

Ecole préparatoire (rue Cotté. Monte | MAD screen manarmellontteralés ssl (D) 75 nMlistiolesues | 150 DAC sutan caso ensure llo dense loue 100 100 100 100 931 (TR Académie de l'évéché (Montréal)... 4 | loû 125! 180 147 5° 8 93a40!.,.... .S 960018 30008 U08 165$ 2040 $ 20240

Au premier coup d'œil jeté sur ce tableau, on remarque :

IS Que, avec huit écoles subventionnées en principe, nous recevions une assistance plus forte qu'aujourd'hui avec treize ;

20 Que, sauf deux exceptions, la subvention suit, chaque année, une marche décroissante :

3 Que, plus nous fournissons de maitres à l'éducation, moins nous recevons de subvention ; (2)

4° Que, enfin, notre Cours normal (désigné sous le nom d'Evole prépira-

toire) qui, de toutes nos œuvres, est la plus onéreuse à l'Institut et la plus utile à la Province, est aussi celle qui a reçu la moindre et ia plus éphémère assistance,

Aujourd'hui, IHonorables Messieurs, nous avons plus de 220 sujets qui exercent dans la Province de Québec ; c'est presque la moitié de tous les instituteurs laiques qui exercent dans cette Province et qui sont sortis, soit des Ecoles normales, soit d'ailleurs. Or, l'éducation de ces 220 maitres n'a couté à l'État, somme toute, que $300, c'est-à-dire, $1.36 per capita.

Q@) Les tableaux monétaires ne relatent aucune subvention accordée en 1878-79, mais il me semble qu'il y en eut une de $150.

(2) A cette conclusion, on pourra peut-être répondre que le capital destiné aux subventions étant Le méme et que le nombre des écoles augmentant chagte jour, il est naturel que les sommes allouées primitivement subissent une diminution, Ceci est parfaiteruent exact; mais alors, ne serait-il pas juste que cette diminution fût supportée par toutes les écoles ? Dans les unes, les élèves augmentent et l'allocation diminue; dans les écoles normales, les élèves diminuent et l'allocation augmente. “Comment, demande Mgr Laflèche, se fait-il que la dépense moyenne des 5 années, de 1859 à 1864, n'a été que de $22988 en ne tenant compte que des subventions annuelles de ia législature, et a donné à l'enseignement pendant le même temps une moyenne de 155 sujets, tandis que les à dernières années, de 1874 à 1879, ont coûté en moyenne le double, c'est-àdire $45 300, et que la moyenne “nnuelle des sujets donnés à l'enseignement pendant le même temps n'est que de 28 ?

Voilà, certes, des résultats qui méritent d'être étudiés attentivement ! IL est important de savoir pourquoi il faut aujourd'hui #45 300 pour faire fonctionner avec moins de succès ces trois écoles, que l'on faisait

onctionner avec tant de succès, il y a plus de vingt aus, pour la somme de #23 988 seulement.

Eu admettant que Le salaire max inum de chacun soit de 8200, ils couteruient annuellement à lu Province la somme de #44 000, €'est-i-dire à peu près le double de ce que coutérent, en ISTS-IRTY, les trente professeurs des trois Ecoles normales, et un peu plus du quart du salaire des professeurs de l'Acudémie du Plateau, en TRN2-T8NS

[est aisé de comprendre qu'une existence où les avantages humains ont une si maigre part, exige, de coux qui l'embrassent, un courage surhumuin, dont la grâce seule peut rendre capable. Aussi, voit-on quelquefois des sujets sortir de l'Institut, soit parce qu'ils ont laissé éteindre en eux l'amour du sacrilive, soit parce qu ils ont été l'objet de mesures exigées par la discipline religieuse, Dans ce double cas, ils prennent gentralement place parmi les maitres laïques où ils se font bientot une honorable position et disposent en faveur de l'éducation des connaissances et de l'expérience qu'ils ont acquises dans l'état religieux

La lisie complete de cette categorie de maitres serait fastidieuse ; cependant ile sera pas inutile d'en mentionner 161 quelques-uns. ne serait-ce que pour montrer que si ces sujets, privés des graces spéciales de leur vocation religieuse, peuvent atteindre parmi MM les instituteurs Juiques, une certaine célébrité, le religieux qui correspond fidélement à l'appel de Dieu ne peut et ne doit, quoi qu'on en ait dit, leur étre inférieur, ni pour le dévouement, ni pour

les aptitudes, ni pour les resultats

Voici quelques noms universellement connus des instituteurs et dun pu-

blic de Montréal et des en l'os

MM. Gélinas principal, l'an dernier, de l'Académie Ste Marie Doré, principal de l'Ecole Fallum

Chatigny, professeur à la Dre classe commerciale de l'Académie du Plateau. Vézina, récemment professeur à l'Ecole normale Jacques Cartier. Moflat, ancien principal de l'École nommée aujourd'hui Ecole Belmont. Trudeau, professeur à l'Académie Ste Marie.

Teasdale Dallaire y a coke Fullum Bellefeuille Whity ds a l'Ecole Belmont, J. Gélinas, maitre d'école au Côteau Landing Vaillancourt à Valleyfield.

Paquette | “à Chambly.

Crélinas \ © ä Ste Scholastique Etc. Et

lous ces maitres, qui ont reçu de l'Institut leur instruction et leur

cation pédagogique, n'ont pas coûté tn centin à l'Etat, qui en retire néanmoins de précieux avantages

Une autre cause de la rduection de notre salaire, pourtant si modeste en lui-mème, de plus en plus réduit par la diminution toujours croissante de lu subvention accordée par le Conseil Supérieur, ce sont, Honorables Mossiours, diverses retenues autorisées probablement en vertu d'un vote de la Législature. l'our le moment, je me bornerat à une s'ule, celle du 5 070 pour la diffusion de la littérature canadienne.

Comment et quand cette loi at-elle été passée 2 Nur cette double ques:

tion, la nuit répand ses ombres comme sur les Bills de ISN0, IS8N1 ot 1882.

En 1878-1879, nous voyons ‘le Comité catholique décider à l'unanimité de recommander au gouvernement, comme matière d'intérêt public et come question d'urgence :

EN séngerrsue tite

2° D'aviser au moyen de fournir au Surintendant la somine ordinaire ment accordée pour les Hivres à donner en prix daus les écoles," (1)

Lei, on le voit, ilne s'agit que d'une somme ordinairement accordée,”

À en juger par le mouvement de concentration qui s'opere autour du Dépot de livres, il semble qe plusieurs aient été pris d'un beau ele poui la diffusion de la littérature canadienne ; le 5 070, sorti on ne sait trop cominent de la Chambre Législative, a fait surgir les auteurs. Cet empressement semble inspirer quelques inquiétudes à Mgr de Rimouski, qui propose la motion suivante :

“Que le Surintendant informe le Gouvernement que ce Comité est d'opinion qu'il n'est pas opportun d'aflecter, comme ecla est fait dans le dernier budjet, cinq pour cent du fonds de l'éducation supérieure à l'achat de livres de litiérature canadienne pour étre distribués en prix. ”

“ Adopté ”

La motion de Na Grandeur fut adoptée, mais non exécutée, car nous lisons dens le Rapport de 1880-1881 ce Nota Bene :

“On a donné à chaque maison d'éducation supérieure subventionnée 5 oo de livres pubiiés en Canada.”

L'année suivante, nous voyons encore le Comité catholique protester contre ce 5 070 et en demander l'abrogation. Nous lisons dans le Rapport de 1881-1882, ce qui suit :

* Proposé par Mgr des Trois-Rivières, secondé par Mgr de Rimouskt :

“ Que ce Comité, tout en désirant vivement l'encouragement de la littérature canadienne, croit que, pour le moment, le nombre d'environ quinze mille volumes peut suflire à cette fin ; ces volumes, formés principalement d'ouvrages canadiens, étant mis annuellement entre les mains des inspecteurs pour distri-

ee —

QG) Rapport du Surintendant de l'Enstruction publique de la Province de Québec, année LS TReTR EU

bution dans les écoles. on propose respectueusement au gouvernement de ne pas continuer à retenir pour cet objet 300 sur le fonds de l'Éducation suprriCare. |

Pour : Mer l'Archeveque et NN. NN. les Evèques des Trois-Rivicres. de Sherbrooke, d'Ottawa, de St Hyacinthe, de Chicoutimi, de Montréal, de KRimousk1.--s

Contre Nir NE Belleau, Fhon. juge Routhier, l'hon. juge Jetté, l'hon PJ. O. Chauveau, P.N Murphy, éer.—06

La proposition est adoptée.”

Cette persistance, d'un cote, à maintenir le 5 00; de l'autre, à en demander la suppression, est un diagnostic de notre situation pédagogique. Pour jucer de la direction du courant, il sufit de citer cet article du programme de l'Ere Nouvelle

“Cinq pour cent devront etre prélevées par le gouvernement sur Îles allocations accordées aux insiitutions classiques pour lencouragement de la littérature nationale et ouvrages scientifiques à etre distribués par le Conseil de Fllnstruction publique, et sur sa seule recommandation, pourvu toutefois que le Conseil de l'instruction pubhque approuve cette partie de notre pro- STahine.

“Aboltion des octrois aux diverses publications légales et autres, ces allocations étant faissees an Conseil de Fnstruction publique sur les cinq pour “ont à étre prélevés tels que ci-dessus mentionné

Et la Patrie d'applaudir et de Sécrier

Ce Programme, publié à Trois-Rivieres, n'est rien moins qu'un signe des LOI ps L

Il Signmifie, en wrant

Cest un signe des temps, oui: c'est aussi un signe des choses, car si le 9 00 était une chose catholique, on ne la verrait ni repoussée par ME. SK. les Evéques, nt acchomée par l'£re Nouvelle et la Patrie.

En eflet

l Le emq pour cent est une violation de la Hiberté individuelle de Pinstituteur. Apres le Bill de 1SS0 qui lui impose les livres classiques, le 5 0/0

qui lui impose les livres de prix. Nous ce double rapport, la France est, au-

Jourd'hui, moins avancée que nous: l'instituteur a encore Ja liberté de choisir

ses Divres classiques, et lorsque les municipalités lui offrent des prix, elles ne sel pulent pas d lai ance sur son salaire,

Jo

Cest un monopole injuste: la plupart des livres donnés en prix ne se

trouvant qu'au Département de l'Instruction publique, et le prix en est coté

bien au-dessus de leur valeur réelle

ne

| lo

les

3° C'est un monopole indigne d'une administration, dont il use les forces en les absorbant dans des intérêts matériels et l'expose “ peut-ïtre à des spéculations scandaleuses. [est mème rumeur de certains contrats...

4° Entin, c'est un monopole dinereux, car quelle confiance peuvent inspirer ou plutôt quelle défiance ne doivent pas inspirer d?s auteurs à idées avancées comme MM Bus, Nulte et Fréchotte, dont les noms figurent au catalogue du Département de l'fistruction publique ?

Me restreignant à ce qui nous est personnel, je déclare que le 5 0/0 nous a été grandement domimnageable, car il a fait, dans l'ensemble de nos maisons, une large b'èche à notre trop modique salaire : üne seule d'uos communautés a subi, par trois percentages, nne diminution annuelle de $s0.

Je me résume, Honcrables Messieurs :

De 1837, époque de notre établissement en Canada, à 1857, époque de la création des Ecoles normales,

Nos écoles de Montréal, des Trois-Rivières et de Québ:: ont été des

pépinières d'instituteurs qui y reçurent une édu ation “entierement geatuite;"

Notre Noviciat a fourni à la Province, de 18: de maitres chrétiens qui n'oat pas couté un centin à l'Etat

à nos jours des centaines

D:puis 6 ans, notre Cours normal existe et compte de trente à quarante sujets. À cette charge, déjà tres lourde, s'ajoute ceile des malades du noviiat, des vieillards, des voyages et autres frais d'administration.

Le Conseil Supérieur nous à fourni, en trois ans, pour ce vours normal, un subside de $300. Depuis deux ans, aucune assistance : ni pour le io'al, ni pour les professeurs, ni pour les élèves.

Pour la seule Ecole normale Jacques Cartier, un logement de $95 234,25, un ameublement de $24949.77; pour chaque professeur, un salaire moyen de $721.70 et pour chaque élève, un subside de $213:30.

Tous nos normaliens consacrent toute leur vie et gratuitement à l'éducation chrétienne de la jeunesse canadienne,

Parmi les élèves de l'Eole normale Jacques Cartier, la plupart abandonnent l'enseignement au bout de trois ans.

Quelles peuvent être les exigences du publie?

Notre salrire maximun est de $200 et va chaque jour en décroissant, soit par la réduction des subventions, soit par l'application de la loi du 5 040.

L'Institut fournit actuellement à la Province 220 instituteurs dont l'éducation à coûté à l'Etat $300, c'est-à-dire $L36 per capita.

Ces 220 maitres reçoivent un salaire annuel de moins de $44000, c'est-àdire le double de celui des professeurs des écoles normales et le quart de celui

des professeurs de l'Académie du Plateau.

Plusieurs passent de nos rangs dans ceux des instituteurs laiques, où ils

se distineuent et utilisent l'expérience et les connaissances qu'ils ont acquises dans l'institut

Le cinq pour cent a ete accordé subrepticement : deux fois NN.KS. en ont demandé la suppression ; néanmoins, il subsiste encore

Cette mesure est une violation de la Hberté individuelle, un monopole ience et dangereux, qui nous à été fort dommageable.

injuste, ind peut guére douter de l'esprit et de la portée d'une telle

Toutelois on ne mesure, deux fois repoussee Nouvelle et Ta Patrie

Page 1