DE I^OUS
roiir monirèr qu'il n'y a rien dans le Cljrihlîtf-^ uisme qui ne soit digne de Dieu ^ nous le rohsidéreix)ns da,ns ^on fondal.évir, dans s^es dogmes, dans sa morale , dan^ son culte , et dans ses effets.
§. I. JÉSUS-CQBIST.
La religîdin cb retienne nous jtresentèscin fondateur, non p^s coi;nme u^ enthousiaste inspiré par une itnagination ardente , se faisant le elief .<ruxie . secte } mais comtne venant au môride remplir la mission la pli^s glorieuse à Dieu et Ja plus utile aux hommes j et lui donner tout ce qui a,vait été promis au premier homme sous des emhlènlesohsours, aux Patriarches d'une manière plus«développée, à un peuple choisi sous des figures plus expresses ^ ce qui avait été vu et montré en paroles plus claires, et avec des marques plus certaines, par divers prophètes , à mesure que le^ temps de sa venue s^approch aient. Annoncé comme fioi et Pontife , comme Pontife et victime , comme le désiré des
nations assises à lomhre de la mort , comme mé«
diateiir entre Dieu et rhomme^ il naît a BelLleeDft à nhe époque où Tacile et Suétone nous disent que celait une opinion constante et répandue ilaj&â tout rOrieut qu'an ne serait pas long-temps sans Yoir sortir (le I» Judée un pouvoir qui régnerait sur toute Ja terre. ( 1 ) H reçoit le nom Je Jésus, coni--
( 1 ) 0 On était geni'ralciiicnt convaincu , dit Tacite,- que les anciens lirrcs des Prclres annonçaient qu'à cette ipecjue rOrieût deviendrait |'«is saht , et que de la Jmléc sortiraient les îuaiirts du ruonde.» (^ P^o^ez lit'. V. , ch. 13. J — « Dans tout l'Orient , dij; Sui'tonc , s'était propagi^e Tanti(|ue et coMStantc opinion , que le» destins avaient airêté qu a cette t^poque la Judée donnerait dos maîtres krunivcrs. » f f^ie de P'espaskn. » J
On'trouve dans- les Mémoires du capitaine Wilford , meiuLie de h société de Calcutta , ane observation curieuse sur le même sujet. « n paraît , dit ce savant orientaliste, que, long-tcnips avant J. C. , Tuniverj» if- Icndait , avec un Sauveur j roi de justice et de paix , le renouvelleiurnt
de toutes cIjoscs La tradition des Indous porte que, dansFOrlent y
«ne étoile mcrveillcuoc dirigea les saints hommes vers, le lieu où devait naître Tenfant divin qu'ils attendaient avec impatience. Ceslversce temp» que Tempère ur de l'Inde , alarmé de quelques oracles qui semblaient présager sa ruine , chargea ses émissaires de mettre à mort cet enfant , s'iUvenaient à le découvrir.^ Tout delà ^e passa dans la 3 tSt"*". année de Caly-jugam , et la pîtmiàrc de Vire chi'élienne. » C Jiechtrclies Asiatiques^ vol. X , p. 27 ; et RechercJies chrétiennes de Bùclwrtan , p. 266. y/
Le savant Maurice a prouvç jusqu'à l'évidence, qtie« des traditions » imiDi^knoriales , dcrivéeii des Patriarches et répandues dans tout 1*0w rient , touchant la chute de Ihoniaii; et la promesse d'un futur média- » teur , avaient ajîpris à tout le monde païen à attendre l'apparition d'un » personnage illustre et sjicré, vers le temps de la venue de Jésus-Christ, j* ( Maurice ,^ hi^. ofHindosian , vol. 111, book 4. .)
Malgré sa haine pour le Christianisme , Boulanger lui-même avoue que « l'Orient était comme le pôle de l'espi'rance de toutes les nations. >» f Recherxhcs sur Vori^'ne du desp. o/7«i/.Sect. 10 , p. 117.^ — Voltaire confirme cette remai^qne : <i C'f^ait , de temps immémorial , une maxime y chez les Indiens et chez les CMnois , que le sage viendrait de l'Occi- » dent ; l'Europe , au contraire , disait que le sage viendrait de l'Orient.»' ( Addii. à Vhistoit^ générale ,p.M.J — Et sur quoi reposait celte atte»'
îîië g«g^ <\é la i^loire qn'il doit rendre a Diexl jiài'/ l'expiation du péché, et du Snlut qu'il vient appor* ter au monde. Sa naissance , annoncée d'abord à de simples bergers ^ pour moîitrer qu^il vifent pont* la consolation dés pauVt'es' et des malheureux , la plus grande des portion» de l'espèce humaine , est célébrée par un càtïti(pté du Ciel: Gloire à Di(éii et paijc àuxhomtnéS, La Providence appelle ensuite à son berceaTi des Mages de TOrient, qui viennent lui offrir, de lencens, de la myrrhe et de l'o»'/ Encore enfant, il se fait admirer des docteurs de la loi par sa sagesse et par ses réponses. Avant de commencer son x^nistèréy il reçoit le témoignage le plas éclatant , celui de Jean -Baptiste, si digne dadpiirattiort pat la pufcté de ses moeurs ^Faustérîté dé sa vie , les effets dé son zèle et la force de sa parole, que les Juifs étaient disposés à le prendre pour le Messie lui-inême. Bientôt il apparaît au milieu des homnrtes plein de grâce et de ve^ rite. Son caractère est ainlable , ouvert et tendre ^ sa charité sans bornes* Secoijrableaux malheureux, il multiplie pour eux les prodiges? car ses mira^ des , dit Bossue t , tiennent plus d& la bonté que de la puissance) il les appelle tous à lui : Venez à moi, vous tous qui souffrez et quiètes oppressés >
te générale?... Ecoutez Volriey ; « Les tradition» sacrëes' et mytholog»*- » qiies des temps antérieurs avalent répandu dan^toute TAsie la croyance » d'nn grand Médiateur qui devait venir , d'un Juge final , d'un Sauvcut* ^* futur j roi^ Dieu j cotiquérant et législateur. » ( Médit, siu'les révolu* ^oni des empires , p» 226. )
(8() et je "fious soulagerai. Recherchant le^ pécltéurj^ pour les sauver, il va s'asseoir à leur table; il s arrête près du puits de Jacob , pour attendre la Sa- 9>arjtttiDe , lut tlemande à boire , et lui offre en écaange l'eau qui jaillit jusqu'à la vie éternelle- Plein de miséricorde , il promet tout au repentir et à l'amour : Beaucoup de péchés lui sont remis j dit-ildeMagtleleioe. parceqiCelle a beaucoupaiiné^ 11 adresse aux hotûntes cbafgé» de fautes les touchantes pambole» du bon pasteur, de l'enfant prodigue, des ouvriers qui ne se présentent qua la onzième heure. Son coçur surabonde d« compassion^ de bienveillance universelle; D^x de ses disciples demandent que le feu du ciel descende sur une ville qui axefusé de le recevoir : Vous ne sai0èz pas y leur répond-il > de quel esprit vous devez être animés ; je ne suis pas venu pour perdre les hom-mes y m^is pour les sauver. Veutton lenontraindre à prononcer une sentence de iHOrt contre la femme adultère : Que celui d entre vous , répond-il , qui est sans péché , lui jette la premièi^e pierre. Sa parole^esi simple; mais elle a une autorité douce qui arrache cet aveu à ses ennemis : Nul homme uifa jamais parlé comme cet homme. Avec quelle admirable condescemlance il tempère la hauteur de sa doctrine ! On le voit plein de secrets sublimes ;. mais .on voit qu'il n'en. est pas étonné comme un mortel : il en piHrle A^urellement , et il les répand avec une mesure pj*oportionnée à la faiblesse humaine. Comme ilsô montre en tout^Z^ etfi^èredè
lliomme! Il protège la faiblesse de l'âge , et accueille 4
les enfans avec une bonté particubèi*e ; la fav- \
blesse du sexe y et il égale à l'adultère le sim|^e désir de le corrompre ; la £»ibl6sse de la condition^ ei il témoigiie la plu^ tendre sollicitude sur les mi- \
5eres du peuple^ et il déploie sa puissance pour le xiounnr ; la faiblesse de Fesprit et du cœur y et il souffre avec patience la grossièreté de ses disciples, et quand le pi«inîer d'e»tre eux la renié jusqu'à trois fois , ses yeux se tournent encore v^s lui pleins de doucelir et <l'indulg€nce. Mais il est iiiflexible pour l'avaisice , pour l'hy^iioorisie , pour lamour déréglé de soi ou la passion de dominer y principe de «tous les crimes de l'homme et de tous les désordres d«.Ia société; et ce même Jésus y qui ne brise pas le roseau à demi-cassé y qui n'éteint pas la mèche qui fume encore , chasse avec violence ]e« profanateurs qui faisaient du Temple saint une maison de trafic^ et tonne con4;re l'orgueil des Piiarisiens et l'hypocrisie des Docteurs, Il se tait si l'on déchire sa personne ; mais il repousse avec force les calomnies dirigées contre son. ministère. Tout est grand en lui , tout est saint. S'il se retire à Fécart pour prier , c'est lorsqu'il a rempli tous ses devoirs extérieurs ; s'U observe la lettre de la loi , c'est lorsqu'elle n'en contredît pas l'esprit.
Populaire ^ sans familiarité CQxume sans bassesse, il ne recherche pas les suffrages des riches et des grands; on ne le voit pas ambitionner les Jistinclioiu et les préséances. Dans un transport U admi-
(86) ration f t de reconnaissance , le peuple v6ut Téliro roi ; il se dérobe à son empressement. Il paie le Inbut , ordonne de rendre à Dieu ce qui est à Dieu, et à César ce qui est a César. Modèle de perfec- I .1 ion , lui seul peut , vivant au milieu des hommes ,
[ (Bt à la vue de tout le monde, dire sans craindre d'être
I démenti : Qui de vou^ me reprendra de péché ?